De Jean Asselborn koum do mat sengem Homolog Sergej Lavrov fir Gespréicher beieneen.

Dobäi goung et ënner anerem ëm déi bilateral Relatioune vu béide Länner, grad wéi ëm e Meenungsaustausch iwwer ënnerschiddlech international Sujeten.

Parallel war de Wirtschaftsminister Fayot um Donneschdeg zu Bréissel op engem EU-Competitivitéits-Sommet, wou de Bannemaart an d’Industrie eigentlech um Ordre du jour stoungen. Dominéiert goufen d’Gespréicher awer sécherlech duerch de Coronavirus, dee kee klengen Impakt op d’Weltwirtschaft huet.

Schreiwes vum Ausseminisère

Visite de travail de Jean Asselborn en fédération de Russie (27-28.02.2020)
Communiqué par: ministère des Affaires étrangères et européennes À l'invitation du ministre des Affaires étrangères de la fédération de Russie, Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn, s'est rendu à Moscou les 27 et 28 février 2020 pour une entrevue bilatérale, suivie d'un déjeuner de travail.

La rencontre du ministre Asselborn avec son homologue russe le 28 février a permis de faire le point sur les relations bilatérales entre le Luxembourg et la fédération de Russie et de passer en revue les liens diplomatiques, politiques, économiques et commerciaux entre les deux pays.

Les deux ministres ont eu l'occasion d'examiner les moyens de renforcer les relations bilatérales entre la Russie et le Luxembourg, notamment sur le plan économique. Des secteurs de coopération potentiels, en particulier la finance verte et le tourisme, ont été évoqués dans ce contexte.

De manière générale, les ministres se sont félicités des échanges continus entre leurs pays, ceci à tous les niveaux, ainsi que du fait que les relations économiques continuent à se développer de manière satisfaisante, compte tenu des circonstances. «En tant qu'Européens, la Russie est notre voisine, et entre voisins, il faut se parler et se rendre visite de temps à autre pour dresser un état des lieux et ainsi mieux se comprendre et aller de l'avant sur de bonnes bases. C'est cet état d'esprit et la volonté d'avoir un dialogue lucide qui anime le Luxembourg dans ses relations avec la Russie», a souligné Jean Asselborn.

Faisant part de son inquiétude face à la situation des droits de l'Homme en Russie, le ministre Asselborn a encouragé les autorités russes à garantir les droits fondamentaux inscrits dans la Constitution russe qui comprennent des élections transparentes, inclusives et compétitives, ainsi que les libertés d'opinion, d'expression, d'association, de réunion et des médias. Dans ce contexte, le chef de la diplomatie luxembourgeoise a estimé qu'une visite en Russie du représentant spécial de l'Union européenne pour les droits de l'Homme, Eamon Gilmore, serait utile pour approfondir le dialogue en la matière.

L'échange de vues a ensuite porté sur des sujets de l'actualité internationale, notamment la situation en Syrie et en Libye. Le ministre Asselborn a lancé un appel pour stopper les opérations militaires dans la région d'Idlib pour mettre un terme à la catastrophe humanitaire dont sont victimes les populations civiles. Les deux ministres ont insisté sur la nécessité de résoudre le conflit israélo-palestinien en conformité avec le droit international et les résolutions des Nations unies.

Les ministres ont ensuite abordé la situation en Ukraine et les enjeux d'un éventuel prochain sommet en format Normandie. Faisant part de son espoir que les travaux dans le format Normandie permettront de consolider les efforts engagés, le ministre Asselborn a par ailleurs souligné auprès de son homologue russe l'importance d'une Russie qui exerce de manière positive son influence et d'une Ukraine qui assume ses responsabilités. Dans ce contexte, Jean Asselborn a rappelé le soutien du Luxembourg à l'intégrité territoriale de l'Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues. Il a dit espérer que les engagements pris au sommet de Paris seront honorés et a réitéré que la mise en œuvre des accords de Minsk constitue la clé pour le règlement du conflit dans l'Est de l'Ukraine.

S'agissant des relations entre l'Union européenne et la Russie, des relations entre l'OTAN et la Russie ainsi que de la coopération au sein de l'OSCE et du Conseil de l'Europe, le ministre Asselborn a encouragé la poursuite d'un dialogue constructif afin de parvenir à un partenariat resserré avec la Russie, acteur clef pour assurer la paix et la sécurité et la stabilité stratégique. Le chef de la diplomatie luxembourgeoise a plaidé à cet égard pour une prolongation du traité New START au-delà de 2021.

Les deux ministres ont fait le point sur la coopération au sein des Nations unies et ont fait part de leur volonté de l'approfondir.

La réunion de travail a été suivie d'une conférence de presse et d'un déjeuner de travail au ministère des Affaires étrangères de la fédération de Russie.

Schreiwes vum Wirtschaftsministère

Franz Fayot au Conseil «Compétitivité»: coronavirus et transition verte de l'économie européenne figuraient à l'ordre du jour (27.02.2020)
Communiqué par: ministère de l'Économie

Le 27 février 2020, Franz Fayot a participé au Conseil «Compétitivité» qui réunissait les ministres de l'Économie de l'Union européenne à Bruxelles. Pour des raisons d'actualité, le point a été fait sur l'épidémie du coronavirus, son impact potentiel sur l'économie européenne ainsi que sur les efforts de coordination en cours pour accompagner et contenir la situation.

Le commissaire européen au Marché Intérieur, Thierry Breton, a souligné la nécessité d'anticiper l'impact potentiel du coronavirus sur les chaînes de valeur industrielles, en particulier celles ayant une forte dépendance aux importations en provenance de Chine, dont les secteurs des télécommunications, des textiles, de l'informatique ou encore de l'automobile. «La coopération entre la Commission et les États membres est exemplaire. Nous nous échangeons quotidiennement sur les mesures à prendre», a dit Thierry Breton. La réaction et la prévention de crises sanitaires seront prises en compte dans la nouvelle stratégie industrielle que la Commission présentera le 10 mars prochain. Les ministres de l'Économie referont le point de la situation au Conseil «Compétitivité» informel qui se tiendra les 19 et 20 mars à Zagreb.

Les ministres européens de l'Économie ont ensuite discuté les grandes priorités du nouveau programme de travail de la Commission von der Leyen, notamment le pacte vert (Green Deal) et la création d'un cadre européen pour l'intelligence artificielle.

«Green deal»
Adopté par la Commission en décembre dernier, le pacte vert vise à réorienter les fonds européens vers les investissements durables (technologies propres, économie circulaire, etc.) et à encourager la décarbonisation de l'industrie par des mesures réglementaires, comme une «loi européenne sur le climat» ou encore des normes circulaires relatives aux marchandises.

«Le pacte vert entre l'Europe définit des priorités cohérentes et justes. Pour réussir la transition, nous devons désormais nous assurer d'établir une concurrence équitable au niveau européen et mondial. L'inscription de l'accord de Paris sur le changement climatique dans les accords commerciaux entre l'Union européenne et les pays tiers est essentielle pour assurer une concurrence équitable», a déclaré le ministre de l'Économie, Franz Fayot, lors de son intervention.

«Artifical intelligence»
En ce qui concerne l'intelligence artificielle, Thierry Breton a présenté les projets de la Commission en vue de développer un cadre européen pour une intelligence artificielle éthique, responsable et axée sur le facteur humain. Au cours des prochains mois, la Commission entend ainsi organiser un large débat avec les États membres de l'UE, le secteur privé et la société civile en vue d'identifier les besoins en termes de réglementation et de mesures volontaires comme les codes de conduite.

«Je soutiens l'approche proposée par la Commission. L'Europe doit se montrer proactive pour ne pas manquer la révolution numérique. Nous devons tracer notre voie qui correspond à nos valeurs et se distinguer ainsi par rapport à la Chine ou aux États-Unis. Il faudra aussi accroître les investissements, y compris publics, dans les technologies de pointe tels que les superordinateurs où l'Europe accuse un retard par rapport à ses concurrents chinois, japonais ou américains», a conclu Franz Fayot.