3 Joer nom Optakt vun der Enquête am Secteur vun de Lëtzebuerger Apdikte läit lo de Rapport vum Conseil de la Concurrence vir.

Deem no wier de Secteur staark reguléiert, sou datt dëst d'Konkurrenz ausbremst an d'Moderniséiere vun de ronn 100 Apdikten am Land verhënnere géif.

De Konkurrenz-Rot ass duerfir kloer a sengen Constaten a recommandéiert ënner anerem, datt d'plafonéiert Präisser vu Medikamenter am fräie Verkaf solle gestrach ginn, och soll de Verkaf vun Generique promouvéiert ginn.

Eng weider essentiell Recommandatioun ass d'Ofschafe vum aktuelle Regime, deen eng fix Zuel vun Apdikten am Land virgesat an d'Opmaache vum Monopol vum Verkaf vu Medikamenter och op aner Butteker, sou wéi et am Ausland ewell Usus ass.

Eng weider Recommandatioun vum Konkurrenzrot ass et, datt d'online Vente vun Medikamenter duerch eng Reform vun dëse Gesetzer soll erliichtert ginn.

D'Schreiwes

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Luxembourg, le 4 juillet 2022

Enquête sectorielle médicaments et pharmacies : le Conseil de la concurrence publie ses conclusions

En automne 2019, le Conseil de la concurrence a ouvert une enquête sectorielle dans le secteur pharmaceutique. L’enquête s’est concentrée sur le secteur des médicaments et des pharmacies au Luxembourg. Suite à l’émergence de la crise sanitaire en rapport avec la Covid-19 en 2020, le Conseil a suspendu son investigation, avant de la reprendre, afin de tenir compte, dans ses conclusions, de l’impact de la pandémie sur le secteur de la santé.

Cette enquête repose, à côté de l’analyse économique du secteur et des textes législatifs en vigueur, principalement sur de nombreux entretiens menés avec les acteurs du secteur.

Le Conseil constate que le secteur des médicaments et des pharmacies est fortement régulé. De nombreuses restrictions légales freinent la mise en concurrence et empêchent la modernisation des officines luxembourgeoises. Tout au long de l’enquête, les parties prenantes interrogées ont justifié ces restrictions par les objectifs de service public et de protection de la santé publique que les pharmacies doivent poursuivre.

Néanmoins, les particularités des pharmacies ne suffisent pas à les soustraire aux forces régulatrices des marchés qui évoluent dans un contexte concurrentiel. Les mécanismes de la concurrence permettent de réaliser des gains d’efficacité et des réductions de coûts, au bénéfice de la société et des premiers concernés, à savoir les patients.

Pour cette raison, le Conseil a formulé une série de recommandations au terme de son enquête, à savoir :

-          abolir les prix plafonnés pour les médicaments en vente libre (sans prescription obligatoire) ;

-          promouvoir l’utilisation de médicaments génériques ;

-          réduire, par différents leviers, les ruptures de stock ;

-          faciliter l’implantation de nouvelles pharmacies, en remplaçant le régime actuel par un régime de libre établissement afin de mieux couvrir les besoins de la population ;

-          ouvrir partiellement le (double) monopole officinal en ouvrant l’accès aux pharmacies aux entreprises privées et en autorisant la distribution de certains médicaments dans d’autres points de vente ;

-          faciliter la vente en ligne des médicaments en assouplissant la réglementation de cette activité ;

-          étendre les missions du pharmacien en développant de nouveaux services en pharmacie, afin de pallier la pénurie de médecins et de valoriser le métier du pharmacien.

Pour plus d’informations, veuillez consulter notre site internet :

https://concurrence.public.lu/fr/actualites/2022/rapport-pharma.html

Le Conseil se tient à disposition du public pour toute question relative à cette enquête.