Den Zentralstaat hätt aktuell en Iwwerschoss vun 969 Milliounen, deen awer duerch d'Tripartite-Decisiounen déi nächst Méint géif schmëlzen.

De Staat kann d'Mesuren aus der Tripartite finanziell droen, dat weisen d'Chiffere vun de Staatsfinanzen op Enn August, déi e Méindeg den Deputéierten aus den zwou zoustännege Chamberfinanzkommissioune presentéiert goufen.D'Finanzministesch Yuriko Backes ass aktuell amgaangen, de Budget fir d'nächst Joer opzesetzen a sot, datt si sech op eng zolidd finanziell Basis bei deenen Aarbechte ka stäipen. Wuel géifen d'Inflatioun, déi héich Energiepräisser an d'Repercussioune vum Krich an der Ukrain hire budgetären Impakt hannerloossen, mä duerch déi decidéiert Mesurë géifen déi zolidd Staatsfinanzen erhale bleiwen.Deemno weist den Zentralstaat aktuell en Iwwerschoss vun 969 Milliounen aus wéinst de geplangten Ausgaben, déi an der Tripartite decidéiert goufen, wäert dee Solde signifikativ déi nächst Méint schmëlzen.Ze notéieren, datt d'Recettë vum Zentralstaat 15,7 Milliarden ausmaachen, woubäi d'Steierrecetten eréischt 70 Prozent ausmaachen, wat ënnert dem Taux vun 74 Prozent vum leschte Joer läit.Interessant och de Fakt, datt déi global Recetten, déi vun der Douane- an Accise-Verwaltung akasséiert goufen, bei 1,3 Milliarde louchen, woubäi den Impakt vum Verkaf vum Diesel op de Pompele weider erofgeet, ëm 6 Prozent par Rapport zu zejoert, an deemno dem ugestrieften Co2-Reduktiouns-Zil entsprécht.Da gouf och eng Gesetzespropositioun vun der CSV diskutéiert, déi steierlech Abattemente virgesäit, am Fall wou an nohalteg PMEen investéiert gëtt. Net viséiert sinn Investissementer fir Firmen aus dem Immobiliësecteur. Deemno soll de Steierzueler bei esou Investissementer bis zu 5.000 Euro d'Joer kënnen ofsetzen. Den entspriechenden Text geet lo pour Avis an de Staatsrot.

D'Schreiwes vum Ministère

«La solidité de nos finances publiques continue à être préservée» − Yuriko Backes présente la situation financière de l’État au 31 août 2022 (26.09.2022)

Communiqué par : ministère des Finances

 

Le 26 septembre 2022, lors d’une réunion conjointe de la Commission des finances et du budget (Cofibu) et de la Commission du contrôle de l’exécution budgétaire (Comexbu) de la Chambre des députés, la ministre des Finances, Yuriko Backes, a fait le point sur la situation financière de l’État au 31 août 2022.

Yuriko Backes commente à cette occasion: «Si la situation actuelle des finances publiques se présente plus favorablement que prévue, il ne faut pas perdre de vue qu’une nette détérioration s’annonce dans les mois à venir et les défis liés à la guerre en Ukraine et à la flambée des prix de l’énergie ne manqueront pas de laisser leur trace. L’accord trouvé par la tripartite aura quant à lui un coût budgétaire important, mais – couplé aux mesures décidées au printemps dernier – je suis convaincue que les conséquences de l’inflation seront atténuées aussi bien pour les ménages que pour les entreprises, et sans remettre en cause la solidité de nos finances publiques.»

Au 31 août 2022, les recettes de l’Administration centrale se chiffrent à un total de 15,7 milliards d’euros, soit une progression de +9,6% par rapport à la même période de l’année précédente. On constate néanmoins un relâchement de la dynamique, étant donné que les recettes perçues par les administrations fiscales correspondent à seulement 69,8% des recettes budgétisées, alors qu’au 31 août de l’année dernière, les recettes encaissées représentaient déjà 74,2% du budget.

Quant au détail, fin août les recettes perçues par l’Administration des contributions directes s’élèvent à 7,2 milliards d’euros, soit +9,8% par rapport à l'exercice antérieur. Cette progression s’explique en particulier par l’impôt retenu sur les traitements et salaires, dont les recettes augmentent de 495 millions d’euros, soit +15,5%, dans le contexte d’un marché du travail en croissance et d’un taux de chômage historiquement bas.

Les recettes encaissées par l'Administration de l'enregistrement, des domaines et de la TVA affichent elles aussi une tendance positive, avec un résultat de près de 5 milliards au 31 août 2022, soit +8,5% en comparaison annuelle. Les recettes au titre de la TVA reflètent la montée de l’inflation et sont en hausse de 292 millions d’euros ou +9,6% par rapport à l'exercice antérieur.

Fin août 2022, les recettes encaissées par l'Administration des douanes et accises augmentent de +5,8% par rapport au mois d’août 2021 et s'élèvent à 1,3 milliard d’euros. À noter que le diesel continue à afficher une tendance décroissante au niveau des ventes, avec une baisse de 6% en comparaison annuelle, en ligne avec l’engagement du gouvernement de réduire les émissions de CO2.

Quant aux dépenses de l'Administration centrale, celles-ci se sont chiffrées à un total de 14,8 milliards d'euros au 31 août 2022, soit une hausse de +2% ou 292 millions d’euros. La progression relativement faible des dépenses en comparaison annuelle s’explique notamment par le fait que l’année 2021 était encore marquée par des dépenses exceptionnelles liées au COVID-19. Les investissements publics évoluent par ailleurs au même niveau qu’en 2021 et atteignent quelque 1,6 milliard d’euros sur les 8 premiers mois de l’année.

L'évolution positive des recettes couplée à des dépenses globalement stables mène ainsi à une situation financière excédentaire, le solde de l’Administration centrale, selon les règles de comptabilité européennes SEC2010, se chiffrant à un surplus de +969 millions d’euros au 31 août 2022. Pour autant, il convient de s’attendre à une hausse significative des dépenses et donc à une détérioration du solde au cours des prochains mois. En particulier, les pressions inflationnistes sur les prix, le ralentissement attendu de l’économie mondiale et la mise en œuvre des mesures décidées dans le contexte du «Solidaritéitspak», de l’«Energiedësch» ainsi que de la récente tripartite se feront progressivement sentir dans les chiffres.

En conclusion, la ministre des Finances, Yuriko Backes, commente: «L’évolution des finances publiques au 31 août 2022 témoigne de la résilience de l’économie luxembourgeoise et montre que l’État dispose de la marge de manœuvre nécessaire pour financer les mesures retenues lors de la tripartite. Alors que je prépare le projet de budget pour 2023, je m’engage à œuvrer, sur ces bases solides, en faveur de la soutenabilité à moyen et long terme de nos finances publiques, tout en adressant également les défis structurels auxquels notre pays face.»