Edouard Kutten« A la tête du client … ! »

Lieserbréif vum Edouard Kutten
© RTL Grafik

Ouf, l’entreprise de notation américaine Moody’s ne s’est pas alignée le 23 octobre 2026 sur l’avis plus sévère des agences Standard & Poor’s et Fitch et ainsi la France a conservé son « double A ».

Cela ne concerne pas le commun des citoyens, cependant le fait est que les Français sont de plus en plus surendettés. Les créances touchent surtout les jeunes, selon la Banque de France qui reçoit et instruit les dossiers de surendettement. Les formes des créances sont variées, allant des prêts immobiliers jusqu’aux découverts et prêts personnels, etc.

Ce qui intéresse les industriels est le fait que la note de dette souveraine de la France fut maintenue. Parmi le CAC40, c’est le soulagement, l’on ne se fait pas de soucis pour l’avenir bien que la décision de Moody’s soit pour les spécialistes difficile à comprendre, pour ne pas dire problématique.

Le déficit de la France devrait atteindre 5,4 % en 2026, l’inflation est remontée en 1 an à 3,1 % alors que la croissance a été revue à la baisse par l’Insee, soit à 0,4 %.

Quant au budget, le gouvernement français espère trouver une « voie de passage », un « 49.3 négocié », voire la pratique de l’ordonnance. La continuation du surendettement de la France est programmée. La dette publique devrait monter à 121,7 % du produit intérieur brut en 2027, soit plus de 3.800 milliards d’euros.

En tout cas, la crédibilité de la notation de Moody’s interroge même si le Premier ministre S. Lecornu s’en est félicité. En réalité Moody’s ne voulait et ne veut pas être le déclencheur d’une crise plus importante que celle que la France connaît déjà en ce moment. Apparemment l’on ne veut pas mettre le feu aux poudres. Quant à sa crédibilité, elle vaut ce qu’elle vaut en ces milieux.

A force de repousser l’échéance, l’on ne supprime pas le risque. De toute façon ce sont les salariés et les retraités qui vont trinquer.

La crise économique, sociale et politique que traverse la France devrait inquiéter davantage ses partenaires européens. Un traitement « à la tête du client » par les agences de notation n’empêchera pas une prise de conscience du peuple … le vent est en train de tourner !

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