L'ancien chef d'État Jean, décédé cette semaine, était le dernier des grands-ducs déclarés « sacrés » par la Constitution.

Mais il ne s'opposa pas à l'abolition de cette épithète vers la fin de son long règne de 36 ans, comme il ne s'opposa à aucune initiative du pouvoir politique. Car il avait bien appris la leçon qui avait coûté le trône à sa tante Marie-Adelaïde : Pour échapper aux controverses et ne pas mettre une institution peu démocratique dans une démocratie parlementaire en péril, un grand-duc doit rester muet. Ce qui a fait que le grand-duc catholique et conservateur n'incarnait comme personne d'autre l'idéal social-démocrate du « modèle suédois » de la monarchie. Dat neit Lëtzebuerger Land ass vun e Freideg, de 26. Abrëll un am Kiosk.