
Pourquoi les catastrophes naturelles comme les inondations, les canicules répétitives ou les incendies ne déclenchent-elles pas un sursaut écologique ?
C’est souvent l’inverse que l’on constate. Le choc initial se dissout vite dans des explications « officielles » fragmentées. La colère cherche un coupable immédiat que l’on ne trouve pas ce qui entraîne une compréhensible indignation. Ne trouvant pas de réponses crédibles, à part la constatation que l’on est confronté à des phénomènes naturels imprévisibles ou démesurés, la colère et l’indignation du début finiront par se changer en impuissance.
Une « aubaine » pour certains politiques. Une médiatisation bien « menée » amènera les gens à chercher la réponse à leurs questions auprès des forces politiques … les mêmes qui, au niveau de l’Union européenne, ont voté contre les budgets d’adaptation et de décarbonation en bloquant toute action climatique de longue durée.
Comment mieux protéger à l’avenir les habitants ? Ce n’est certainement pas avec plus de climatiseurs, mais avec des forêts mieux gérées et entretenues, des réseaux électriques et hospitaliers modernisés, des logements rénovés et adaptés aux aléas climatiques de l’avenir.
Le fait est que l’Europe se réchauffe plus vite (+ 2,2 %) que le reste du globe. La hausse globale des températures est due aux activités humaines. Un changement de manière d’aménager le territoire est nécessaire. Cet aménagement ne doit cependant pas être dépendant du « bon vouloir » de quelques richissimes propriétaires fonciers. En France, par exemple, l’on est préoccupé en ce moment par la question si un moratoire sur la chasse sur les terres brûlées est indiqué ou non. Question difficile à régler, sachant que 90 % des forêts dans les régions sinistrées par les grands incendies sont des propriétés privées.
A chacun ses problèmes … mais cette Europe est toujours unie et solidaire, tout au moins pour « sauver les apparences » !
Edouard Kutten