
La vague de nationalisations que l’on constate aujourd’hui à travers le monde contraste avec la privatisation à outrance préconisée pendant des décennies par les politiques de l’ultralibéralisme économique.
Au Royaume-Uni, British Steel fut privatisé sous M. Thatcher en 1988. En juillet 2026 il fut renationalisé pour garantir l’avenir de la production d’acier au Royaume-Uni, protéger des emplois qualifiés et préserver une capacité nationale. C’est ainsi que s’est justifié l’ancien Premier ministre K. Starmer.
En Italie, le site sidérurgique de Tarente du groupe ArcelorMittal fut mis sous tutelle. En France, EDF fut renationalisé en 2023, en toute intimité, alors que la Belgique compte reprendre sous « ses ailes » les centrales nucléaires d’Engie. Même aux Etats-Unis d’Amérique le Parti républicain a commencé à tourner le dos à l’ultralibéralisme de Reagan. En Inde la gestion des services publics par le privé a échoué et de plus en plus de responsables des différents Etats de l’Inde sont favorables à une reprise du contrôle des services publics.
Ce n’est pas un changement de mentalité profond qui a eu lieu au sein d’une certaine classe politique et économique. L’argument de l’instabilité géopolitique est utilisé pour expliquer ce revirement de stratégie.
Ce n’est pas avec une participation de 15 % de l’Etat dans certaines entreprises que celles-ci deviendront plus démocratiques et sociales. Elles deviennent des instruments et des leviers de puissance au service des Etats. Les actionnaires peuvent se la couler douce en attendant.
Il ne faut pas être dupe, une fois que la situation géopolitique aura changée … l’on reviendra à ses « anciennes amours ». « Profit avant tout » oblige !