
Depuis le 2 août 2026 l’AI Act est en vigueur. Il oblige les entreprises fournissant logiciels et outils utilisant l’IA à se soumettre à de nouvelles règles de transparence.
Or le respect de ce règlement vire au casse-tête pour de nombreuses entreprises qui avouent être mal préparées. Car pour beaucoup il serait de plus en plus difficile de distinguer le réel de l’artificiel.
Cependant une dérogation est déjà prête si ces nouvelles règles ne sont pas observées. Selon Bruxelles il existe « … de nouveaux risques de désinformation et de manipulation à grande échelle, de fraude, d’usurpation d’identité et de tromperies des consommateurs (cf. Figaro, 03.08.2026). »
Certains usages de l’IA sont déjà interdits en Europe depuis février 2025, comme les systèmes de notation sociale, la reconnaissance des émotions sur le lieu de travail, etc., des « technologies » servant donc à discriminer les individus.
Très bien en principe, par contre en 2025 BNP Paribas, Publicis et autres avaient demandé un report du règlement au nom de la compétitivité avec la Chine et les Etats-Unis d’Amérique. Ils ont eu « leur » report. Il en est de même pour la police pour laquelle la date butoir a été décalée de 16 mois !
Bref, au lieu d’aider les consommateurs et entreprises utilisant l’IA, cet imbroglio politico-économique ne risque pas seulement de semer la confusion, mais surtout de créer encore plus de méfiance, car il n’y a pas de doute sur le fait que l’on roule à Bruxelles sur 2 voies !