
La monnaie libanaise a perdu presque toute sa valeur, les prix augmentent fortement et de nombreuses familles n’arrivent plus à vivre correctement. En plus de cela, les déplacements de population aggravent la situation. Entre pauvreté, manque de soins, faim et destruction des infrastructures, les Libanais vivent une situation critique.
Le revenu minimum des Libanais a été divisé par quatre depuis 2019, les économies sur les comptes en banque ne valent plus rien, pareil pour les pensions de retraite. Tout cela s’accompagne d’une inflation globale. Le Liban traverse une crise bancaire sans précédent avec des impôts bloqués, une baisse de 98% de la valeur de la livre libanaise et un trou financier de 70 milliards de dollars états-uniens, soit plus de 59,4 milliards d’euros. Un projet de loi “ Gap Law “ vise à établir un nouveau cadre pour organiser la répartition entre l’État, la banque centrale, les banques commerciales et les déposants1.
Depuis le 2 mars 2026, les pertes humaines se comptent par centaines et plus d’un million de personnes ont été déplacées. Nombre d’entre elles ont cherché refuge dans des abris collectifs et des établissements informels ou auprès des communautés locales, ce qui fait peser une pression croissante sur l’infrastructure communautaire, les services et les capacités d’intervention humanitaire. Ces déplacements aggravent les difficultés politiques et économiques auxquelles le pays est en proie, fragilisant encore un peu plus les services et les infrastructures publics et accroissant la pauvreté. Plus d'un million de personnes sont déplacées, des centaines d'écoles sont fermées ou transformées en abris, et la faim et le manque de soins médicaux touchent la majorité de la population, aggravés par la destruction des infrastructures et une économie effondrée. Par exemple, il n'y a qu'une seule toilette pour environ 900 personnes. Les forces sanitaires du Liban reportent 1 039 morts et 2 876 blessés, selon les autorités sanitaires libanaises.
En conclusion, le Liban vit une crise très difficile sur le plan économique et politique. Malgré cela, le pays peut encore s’en sortir avec l’aide d’autres pays et avec de grands changements. Il faudra surtout plus de stabilité et de bonnes décisions pour améliorer la situation. Ce sera long et compliqué, mais ce n’est pas impossible.
*Mathieu, Philippe, Shi, Rafael et Vasil