Nei EtüdLaangzäitchômeure maache bal Hallschent vun de Leit aus, déi no Aarbecht sichen

RTL Lëtzebuerg
Am September 2022 waren eng 6.500 Leit bei der Adem ageschriwwen, déi schonn zanter engem Joer oder méi laang no Aarbecht sichen.

Den Aarbechtsministère huet an Zesummenaarbecht mam LISER (Luxembourg Institute of Socio-Economic Research) an der Inspection générale de la sécurité sociale (IGSS) eng Etüd ausgeschafft, an där d’Situatioun vu Laangzäitchômeure méi genee analyséiert gouf. D’Etüd soll dozou bäidroen, besser ze verstoen, wéi eng Leit méi een héije Risiko hunn, an de Laangzäitchômage ze falen.

Mat 46 Prozent hunn d’Laangzäitchômeuren am September 2022 bal d’Hallschent vun de Leit, déi zu Lëtzebuerg wunnen an no Aarbecht sichen, ausgemaach. Wéi aus der Etüd ervirgeet, huet sech de Problem vum Laangzäitchômage an de leschte 15 Joer verschlëmmert. Zanter 2021 weisen d’Zuelen allerdéngs op eng Entspanung vun der Situatioun hin. Laangzäitchômeure géifen den Ament vun der Dynamik an der Penurie um Aarbechtsmarché profitéieren, wéi et am Communiqué vum Aarbechtsministère heescht.

Leit mat Behënnerunge besonnesch staark betraff

Eng 35 Prozent vun de Laangzäitchômeuren, déi de leschte September bei der Adem ageschriwwe waren, hunn entweder eng reduzéiert Aarbechtscapacitéit oder hunn eng Behënnerung. Allgemeng betrëfft si de Problem méi staark: 84 Prozent vun de Leit mat enger reduzéierter Aarbechtscapacitéit a 77 Prozent vun de Leit mat Handicap, déi bei der Adem ageschriwwe sinn, si vu Laangzäitchômage betraff.

Ee weidere Facteur beim Risiko, fir an de Laangzäitchômage ze falen, ass d’Dauer vun der Ustellung, an där ee virdru war. Leit, déi laang Zäit op där nämmlechter Plaz geschafft hunn, hunn deemno och ee méi héije Risiko, an de Laangzäitchômage ze falen.

Allgemeng kann ee soen, datt all Sechsten (16 Prozent), dee sech bei der Adem aschreift, och ee Joer méi spéit nach op der Sich no enger Plaz ass.

De Communiqué aus dem Aarbechtsministère

Vers une meilleure compréhension du chômage de longue durée (16.01.2023)
Communiqué par : ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire

Afin de mieux comprendre le phénomène du chômage de longue durée, le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire a réalisé une étude intitulée «Le chômage de longue durée au Luxembourg: Mesure, contours et déterminants du phénomène». L’étude a été coordonnée par le RETEL (Réseau d’études sur le travail et l’emploi au Luxembourg) et réalisée en collaboration par le LISER et l’IGSS.

6 500 chômeurs de longue durée en septembre 2022 - Une tendance à la baisse depuis 2021

En septembre 2022, 6 500 demandeurs d’emploi étaient en chômage de longue durée (c’est-à-dire inscrits à l’ADEM depuis 12 mois et plus). Ces demandeurs représentaient alors 46% des demandeurs d’emploi résidents disponibles. Au cours des 15 dernières années, le phénomène s’est intensifié puisque le nombre de chômeurs de longue durée a été multiplié par 2,2, alors que le nombre de demandeurs d’emploi n’a été multiplié que par 1,6. Toutefois, depuis janvier 2021, le nombre de chômeurs de longue durée baisse et depuis avril 2022, il diminue même plus vite que le nombre de demandeurs d’emploi. La dynamique du marché du travail et les pénuries de main-d’œuvre actuelles sont telles que désormais les chômeurs de longue durée profitent à leur tour de la situation favorable sur le marché du travail.

Les demandeurs d’emploi à statut spécifique beaucoup plus fréquemment confrontés au chômage de longue durée

En septembre 2022, 35% des chômeurs de longue durée inscrits à l’ADEM avaient un statut spécifique. Ils étaient travailleurs à capacité de travail réduite (suite à un reclassement externe) et/ou salariés handicapés. Ces demandeurs d’emploi sont plus fréquemment confrontés au chômage de longue durée. C’est le cas de 84% des reclassés externes et de 77% des salariés handicapés inscrits à l’ADEM, contre 37% des demandeurs d’emploi sans statut spécifique.

Un risque d’être confronté à un chômage de longue durée de 16%

La probabilité, pour un demandeur d’emploi venant de s’inscrire à l’ADEM, d’être confronté à un chômage de longue durée est de 16%. Ainsi, un demandeur d’emploi sur 6 s’inscrivant à l’ADEM sera en situation de chômage de longue durée 12 mois plus tard.

Ce risque de 16% ne doit pas être confondu avec les 46% correspondant à la part que représentent les chômeurs de longue durée dans l’ensemble des demandeurs d’emploi inscrits à l’ADEM. La différence entre ces deux chiffres s’explique par le phénomène d’accumulation des chômeurs de longue durée qui, petit à petit, prennent une part de plus en plus importante dans le nombre d’inscrits à l’ADEM, creusant, au fil des années, l’écart entre le risque de connaître un chômage de longue durée et la part des chômeurs de longue durée dans l’ensemble des demandeurs d’emploi.

Déterminants du chômage de longue durée

Parmi les déterminants du chômage de longue durée, l’étude met en évidence le rôle inattendu de l’expérience professionnelle antérieure à l’épisode de chômage. En effet, les demandeurs d’emploi venant d’un emploi de longue durée ont un risque plus grand de connaître un chômage de longue durée. Ce résultat contre intuitif peut s’expliquer par plusieurs hypothèses. La première concerne une éventuelle obsolescence des compétences des demandeurs d’emploi qui étaient en emploi depuis longtemps, du fait de l’automatisation ou de la digitalisation de certains processus auxquels ils ne sont pas formés. Deux autres hypothèses pourraient concerner le manque d’adaptabilité que peuvent manifester des personnes installées dans un emploi depuis longtemps ou encore leurs exigences élevées, en termes de conditions de travail et de salaires, qui pourraient les conduire à prolonger leur recherche d’emploi jusqu’à trouver un emploi satisfaisant.

Vers un modèle de profilage du risque de chômage de longue durée

La recherche des déterminants du chômage de longue durée a permis d’élaborer un modèle de profilage permettant de prédire, au moment de l’inscription à l’ADEM, le risque de chômage de longue durée des demandeurs d’emploi et, par conséquent, de leur offrir une meilleure prise en charge.

Le modèle repose uniquement sur des données administratives, qui sont gratuites et mobilisables quasiment en temps réel.

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