L’Ukraine et la Moldavie devraient, selon le nouvel élan pour l’élargissement de l’Union européenne validé par la Commission, entamer le long chemin des négociations d’adhésion à l’Union européenne dans le courant de 2024. Cela risque de devenir un vrai « chemin de croix » s’ils veulent obtenir l’aval unanime des 27 membres actuels.

Mais il y a déjà une mésentente au plus haut niveau. Charles Michel, président du Conseil européen, pense à 2030, date à laquelle les 2 pays sont censés avoir fait les réformes exigées par l’Union européenne. Ursula von der Leyen, « patronne de la Commission », ne veut pas se fixer sur une date précise, l’élargissement se fera au compte-goutte, pays par pays, ce qui n’empêche pas que l’Ukraine et la Moldavie avancent à grandes enjambées contrairement aux pays candidats du Balkan occidental. Ils ont un rôle à jouer dans la stratégie future de l’OTAN.

Pourtant en y regardant de plus près, l’on constate que toute cette rhétorique ne fait que cacher la question quant à la possibilité, voire à la nécessité d’un élargissement rapide de l’Union européenne.

Le 8 novembre U. von der Leyen a proposé aux responsables des différents pays d’approfondir le sujet lors d’une série de « dîners-débats ». Les « sous-tables » et « arrangements petit dessert » ne sont pas exclus.

Tel le veut la tradition de la politique des « dîners-débats » !

Edouard Kutten