Depuis que l’énergie nucléaire a eu son « label vert », ses producteurs foncent. La France a, par exemple, annoncé la construction de 14 nouvelles centrales.

Au plus tard lorsqu’il s’agira de démanteler les centrales devenues désuètes l’on verra le revers de la médaille. Cela commence par le coût du démantèlement, l’on se contente de faire des estimations, car il ne faut pas ignorer le fait que les opérations préparatoires au démantèlement sont coûteuses mais elles ne font souvent pas partie du coût complet de cette manœuvre.

Quant aux déchets conventionnels, il faut prévoir les exutoires pour chaque catégorie au plus tôt pour pouvoir contrôler les possibilités de prise en charge des déchets. Les impacts radiologiques sur les habitants les plus proches doivent être évalués d’une façon très spécifique, il en est de même de l’incidence des rejets aériens.

Bâcler un démantèlement peut être aussi dangereux qu’un mauvais entretien d’une centrale !

Les seuls à ne pas être préoccupés sont les actionnaires, ils seront de nouveau de la partie lorsqu’il s’agira de répartir les dividendes.

Même si le Luxembourg n’a pas de centrale nucléaire sur son terrain, il est néanmoins concerné par la politique nucléaire pratiquée dans les pays voisins. Or il faut constater que la France n’est pas un modèle de communication à ce sujet.

A croire que la population civile n’est en rien concernée, que les questions sur l’emploi du nucléaire sont classées « secret défense » au niveau européen.

Edouard Kutten