
ArcelorMittal wäert zu Lëtzebuerg keng Leit entloossen. Déi Nouvelle hunn d’Sozialpartner um Freideg am Nomëtteg no der Signature vum Accord Lux2029 matgedeelt. Et wäerten zwar eng 300 Plazen ofgebaut ginn, dat awer eben net duerch Entloossungen, mee déi Concernéiert sollen duerch d’Cellule de reclassement opgefaange ginn respektiv an d’Preretraite goen. An deene leschte Wochen a Méint hat et Rumeure ginn, datt Arcelor bis zu 1.000 Leit zu Lëtzebuerg entloosse kéint. Datt et elo awer net dozou kënnt, bewäert de Jean Luc De Matteis vum OGBL als Succès vum Lëtzebuerger Sozialmodell.
“Datt een zu 3 als Sozialpartner do sëtzt op Aenhéicht, ka verhandelen, jiddereen huet seng Positiounen, wéi et ëmmer de Lëtzebuerger Sozialmodell war. Dat heiten ass de Beweis, datt dat geet, wann d’Partie déi aner Säit Respekt virun de Sozialpartner huet a wou d’Diskussiounen oppe sinn, heiansdo och mol haart, mee awer ëmmer mat der Visioun, eppes fir d’Leit ze maachen, fir d’Zukunft vun der Lëtzebuerger Siderurgie an déi Lëtzebuerger Aarbechtsplazen oprecht ze erhalen. Dat war fir jidderee wichteg an ech denken, deen Accord hei ass ee Balanceakt tëscht deenen zwou Saachen.”
ArcelorMittal engagéiert sech iwwerdeems, weider an d’Lëtzebuerger Sitten ze investéieren. Dat sinn engersäits ronn 330 Milliounen Euro bis 2029 an anerersäits nach eng Kéier e puer Honnert Milliounen Euro, déi an d’Produktioun vu Palplanchen um Belval fléissen. Am Fong hätt den Accord bis 2030 goe sollen, ma wéinst der wéineg previsibeler Situatioun gouf d’Lafzäit ëm ee Joer gekierzt.
Signature d’un nouvel accord «LUX2029» visant à garantir l’avenir de la sidérurgie au Luxembourg (20.03.2026)
Communiqué par : ministère de l’Économie / ministère du Travail / ministère des Finances / ArcelorMittal Luxembourg / LCGB / OGBL
À l’issue d’un processus de négociation initié le 1er octobre 2025, un nouvel accord «LUX2029» visant à sécuriser l’avenir d’ArcelorMittal au Luxembourg a été signé par les différentes parties engagées. Les conclusions afférentes du comité de coordination tripartite «sidérurgie» ont été signées conjointement par le ministre du Travail, Marc Spautz, le ministre de l’Économie, des PME, de l’Énergie et du Tourisme, Lex Delles, le ministre des Finances, Gilles Roth, la direction d’ArcelorMittal ainsi que les syndicats LCGB et OGBL, lors de la réunion du 20 mars 2026.
L’industrie sidérurgique constitue un pilier majeur de la souveraineté industrielle européenne, fournissant des secteurs industriels essentiels tels que l’automobile, l’énergie, la construction ou encore la défense.
La sidérurgie luxembourgeoise est sous tension depuis un certain temps au vu notamment du prix des matières premières et des importations à bas prix en Europe et l’environnement géopolitique et macro-économique n’ont fait qu’empirer la situation.
Par conséquent, et afin de construire un avenir durable pour ses activités au Luxembourg, le groupe ArcelorMittal souhaite réaliser des investissements d’avenir conséquents et nécessaires, et également - comme annoncé précédemment- ajuster son organisation interne et la structure de ses coûts fixes en vue d’améliorer sa compétitivité. Le Luxembourg restera le siège social d’ArcelorMittal, la construction du nouveau bâtiment se poursuivant à un rythme soutenu.
Couvrant les années 2026 à 2029, le nouvel Accord prévoit qu’ArcelorMittal investira au minimum 290,5 millions d’euros, pouvant aller jusqu’à 334,5 millions d’euros, dans des projets clés visant le développement de l’ensemble de ses sites de production pour assurer la pérennité de ses usines, dont une enveloppe de 44 millions d’euros dédiée à la maintenance des équipements actuels. Par ailleurs, les parties s’efforceront de mettre en œuvre le projet de rénovation et de modernisation du « Train 2 » à Belval, une initiative de grande envergure actuellement en phase d’exploration préliminaire.
Dans le cadre de la digitalisation accrue des processus de la production d’acier et des activités administratives, la création d’un centre d’excellence en matière de cybersécurité pour soutenir les activités mondiales ainsi que des études menées conjointement avec des institutions académiques et de recherche en matière de technologies avancées sont également prévues.
Par ailleurs, la création d’une « Maintenance Academy », un centre de formation dédié aux métiers liés à la maintenance des outils de production industriels est en cours d’étude, avec l’objectif de stimuler la montée en compétences et la durabilité des savoir-faire, tout en créant des passerelles entre l’éducation, l’industrie et l’emploi.
Compte tenu d’un effectif excédentaire d’environ 300 salariés au Luxembourg par rapport aux besoins actuels et futurs de l’entreprise, des mesures de préretraite et de pensions, de chômage partiel, de départs volontaires, de transferts internes et de départs naturels seront mises en œuvre. Dans le cadre des restructurations une cellule de reclassement est destinée à accompagner ces salariés avec les différentes options susmentionnées.
Composés de représentants de la direction, des syndicats signataires de l’accord, de membres de la délégation du personnel et des ministères du Travail, de l’Économie et des Finances, deux comités de suivi seront mis en place pour accompagner l’évolution des investissements et des effectifs, et la mise en œuvre des diverses mesures retenues, au cours de la période concernée. Ces comités seront présidés par le ministre de l’Économie, des PME, de l’Énergie et du Tourisme et le ministre du Travail ou leurs délégués.