ParquetKardiolog wéinst presuméiertem Bedruchsverdacht an Untersuchungshaft

RTL Lëtzebuerg
De Parquet ermëttelt géint e Kardiolog wéinst dem Verdacht op Bedruch bei Gesondheetsleeschtungen. De Mann gouf festgeholl an ass an Untersuchungshaft.
© RTL

D'CNS hat Plainte gemaach, well d'Aktivitéit vum Dokter am Verglach mat anere Kardiologen opfälleg héich gewiescht wier. Och d'Aarbechtszäite wieren deels onrealistesch laang gewiescht a wieren "iwwer dat Méiglecht erausgaangen".

Bei enger Enquête mat 16 Assuréë wier ausserdeem de Verdacht opkomm, datt medezinesch Handlunge mat Reanimatiounsmëttel vu Sekretärinnen eleng duerchgefouert gi wieren, ouni datt de Kardiolog dobäi war.

De Verdacht ëmfaasst ënner anerem d'Ustëftung zu der illegaler Ausübung vu medezineschen Akten, Bedruch bei Subventiounen a Versécherungen, Geldwäsch, souwéi Fälschung an de Gebrauch vu gefälschten Dokumenter.

Am Kader vun den Ermëttlunge goufen de Wunnsëtz vum Dokter an dräi medezinesch Cabineten an der Stad, zu Suessem a Schëffleng duerchsicht. D'Ermëttlunge betreffen ënner anerem d'Aktivitéite vun de Cabineten, déi tëscht 2022 an 2024 opgemaach goufen, an déi staark Hausse vum Ëmsaz.

De Parquet betount, datt fir de Kardiolog d'Onscholdsvermuddung gëllt. D'Enquête leeft weider.

Hei d'Schreiwes am Detail:

Communiqué de presse du Parquet de Luxembourg : Ouverture d’une information judiciaire à la suite d’un dépôt de plainte avec constitution de partie civile par la Caisse nationale de santé concernant des faits de fraude présumés en matière de prestations de santé (e.a. des actes dits « techniques » relevant du domaine de la cardiologie)

(20.10.2026)

A la suite d’un dépôt de plainte par la Caisse nationale de santé (CNS), le Parquet de Luxembourg a requis l’ouverture d’une information judiciaire à l’égard d’un médecin spécialisé en cardiologie.

L’information judiciaire porte notamment sur des faits susceptibles de recevoir les qualifications pénales suivantes :

incitation à l’exercice illégal de la médecine ;
escroquerie à subventions ;
escroquerie à assurances ;
blanchiment-détention ;
faux et usage de faux.
Dans sa plainte, la Caisse nationale de santé a avancé un ensemble de données et statistiques permettant de comparer l’activité du cardiologue en question à celle « des autres médecins de la même spécialité », pour conclure entre autres à « une activité jugée atypique en volume », ainsi qu’ « à des journées de travail anormalement longues », « dépassant le domaine du possible ». Statistiquement parlant les données du cardiologue concerné sont qualifiées d’« outliers », signifiant des données aberrantes au vu des valeurs très éloignées des autres observations d’un ensemble de données. À cela s’ajoutent les conclusions d’une enquête menée par la CNS auprès d’un échantillon de 16 assurés distincts. Cette enquête a notamment fait apparaître la possibilité que des actes nécessitant des moyens de réanimation aient été réalisés par des secrétaires seules, sans intervention du cardiologue.

Compte tenu de la gravité des faits dénoncés par la CNS, les premières mesures d’investigation ont notamment consisté en des perquisitions menées simultanément au domicile du médecin concerné ainsi que dans trois cabinets médicaux situés respectivement à Luxembourg-Ville, Sanem et Schifflange. Ces opérations se sont accompagnées de l’arrestation du médecin spécialisé en cardiologie. Le médecin a été présenté à une juge d’instruction. Après interrogatoire, cette dernière a décerné un mandat de dépôt à son encontre. À ce stade de la procédure, cette mesure privative de liberté demeure en vigueur. Des vérifications d’envergure notamment relatives à l’activité des cabinets médicaux ouverts successivement en 2022, 2023 et 2024, à l’importance du chiffre d’affaires réalisé par le cardiologue ainsi que son évolution particulièrement importante sont en cours.

Le système de sécurité sociale et plus particulièrement les mécanismes de prise en charge des soins de santé reposent fondamentalement sur un lien de confiance entre les patients, les prestataires de soins, les organismes de sécurité sociale et les autorités publiques. Cette confiance constitue un élément essentiel au bon fonctionnement d’un système destiné à garantir un accès équitable et efficace aux soins. Lorsque des indices sérieux laissent présumer des pratiques susceptibles de porter atteinte à ce principe fondamental, les autorités judiciaires ont l’obligation d’en vérifier la réalité et, le cas échéant, d’en tirer toutes les conséquences prévues par la loi.

Le Parquet rappelle que la personne concernée bénéficie de la présomption d’innocence et que l’information judiciaire se poursuit sous l’autorité de la juge d’instruction, qui instruit le dossier à charge et à décharge.

Le Parquet ne fera pas d’autres commentaires sur cette affaire à ce stade de la procédure.

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