D'Zil vum 5. nationalen Drogeplang, deen e Méindeg am Gesondheetsministère virgestallt gouf an dee vun 2020 bis 2024 leeft, ass et, fir d'Demande no an d'Offer un Drogen ze reduzéieren. D'Ministesch Paulette Lenert an den nationalen Drogecoordinateur Alain Origer ware frou doriwwer, dass d'Evaluatioun vum viregte Plang erginn huet, dass déi grouss Majoritéit vun den Aktiounen, déi virgesi waren, realiséiert gouf. Constate waren, dass Cannabis, Kokain an Extasy déi Droge sinn, déi am meeschte consomméiert ginn, dass de Cannabis bei Jonke vu 15 bis 18 Joer méi Zousproch fënnt, dass ee bei den Doudegen duerch Drogen ënnert der EU-Moyenne läit an dass d'HIV-Infektiounen och staark erofgoungen.
Ee groussen a käschtenintensive Projet vum 5. nationalen Drogeplang ass en Therapiezenter fir Mannerjäreger, seet den Dr Alain Origer. Aktuell begleet een eng 50 Jugendlech an d'Ausland, wou een hei virun an no der Therapie mat hinne schafft. Ma awer gesäit den Dr. Origer de Besoin fir en Therapiezenter hei am Land.
Um Projet Legaliséiere vum Cannabis géif een zanter Méint schaffen, och wann dat duerch de COVID-19 a Verzuch gerode wär, huet d'Paulette Lenert betount. Well et e sensibelt Thema ass, wär een dozou manner kommunikativ, mä déi lafen op Héichtouren. Dat ganzt schreift sech jo an d'Preventiouspolitik an an net, datt een et wëll zougänglech maachen, well et cool ass. Et gesäit een, datt ëmmer méi jonke Leit dorop zeréckgräifen ma och, datt d'Qualitéit ëmmer méi geféierlech gëtt. Aktuell ginn et och méi Leit, déi duerch de Konsum eng Ënnerstëtzung brauchen, de Produit gëtt also méi geféierlech, esou d'Gesondheetsministesch. D'Iddi ass, doduerch datt een en neie Marché schaaft, kann een eng besser Preventioun bedreiwen.
Och fir den nationalen Drogecoordinateur gëllt et, mat der Zäit ze goen, well de Cannabis net méi dat ass, wat e virun 10 Joer war.
Présentation du «Plan d'action national drogues illicites 2020-2024» (12.10.2020)
Communiqué par: ministère de la SantéL'objectif général de la «Stratégie nationale en matière d'addictions et plan d'action gouvernemental 2020-2024 en matière de drogues d'acquisition illicite et de leurs corollaires» (Plan d'action national drogues illicites) est de contribuer à atteindre un niveau élevé de protection en termes de santé publique, de sécurité publique et de cohésion sociale.
Dans le contexte de la problématique visée, cela revient à
• informer de façon objective et fiable sur les substances psychoactives et les effets et conséquences potentielles de leur usage,
• à prévenir l'initiation aux comportements addictifs,
• à garantir une offre de prise en charge diversifiée et de qualité aux personnes souffrant de dépendances,
• à diminuer sensiblement la prévalence de la consommation de drogues et des conduites addictives au sein de la population générale
• et à réduire les dommages sanitaires et sociaux que peuvent entraîner la consommation et le commerce de drogues illicites et les addictions en général.
La stratégie nationale 2020-2024, ainsi que le plan d'action y associé, s'appuient sur le cadre général en matière de lutte contre les drogues et les toxicomanies posé par le programme gouvernemental de 2018-2023.
Elle s'articule sur deux piliers, à savoir: la réduction de la demande et la réduction de l'offre. Les quatre axes transversaux de la stratégie portent sur la réduction des risques, dommages et nuisances; l'information, la recherche et l'évaluation; les relations internationales, et finalement, les mécanismes de coordination.
L'élaboration du plan d'action gouvernemental en matière de drogues et d'addictions associées est de nature multidimensionnelle et repose sur un processus participatif. Elle se base en premier lieu sur l'évaluation externe des acquis et expériences du passé (Trimbos Instituut, 2019). L'implication des acteurs et experts issus des différents domaines d'action et disciplines constitue un deuxième instrument indispensable.
Priorités du Plan d'action national drogues illicites
Parmi les priorités du plan d'action national figure en premier lieu la prévention au sens large du terme.
Comme l'a précisé la ministre de la Santé, Paulette Lenert: «Il m'importe de mettre un accent particulier sur les jeunes, notamment en milieu scolaire et dès l'enseignement fondamental, pour ce qui est des offres de prise en charge de traitement et de réhabilitation. Sans pour autant négliger les autres publics-cible ayant besoin d'une prise en charge accrue, notamment les personnes présentant des problèmes liés à l'usage de cannabis et de cocaïne, les personnes dépendantes vieillissantes, ainsi que les usagers de drogues à besoins spécifiques (usagers vivant avec le VIH et/ou à besoins médicaux accrus, etc.).»
Les offres de traitement de substitution, y inclus le programme national de traitement assisté à la diacétylmorphine, pourront être élargies, suite à l'expérience acquise, sur le plan national et international.
La régionalisation et la décentralisation, et par là la diversification et l'amélioration de l'accessibilité des offres visées, continue à constituer la toile de fond des développements futurs. Dans ce sens, une implication accrue des autorités communales est visée.
En termes d'intégration et de réhabilitation, l'extension des offres existantes de logements supervisés, adaptés aux situations et besoins des usagers, et des structures d'activation socio-professionnelle bas-seuils constituent des objectifs à atteindre.
En matière de réduction des risques et des dommages liés à l'usage de drogues, le développement d'offres régionales sera à poursuivre dans un esprit de décentralisation en fonction de besoins constatés ou émergents.
Enfin, la recherche en matière de drogues et d'addictions et la culture d'évaluation des offres spécialisées devront être promues et soutenues.
Le plan d'action 2020-2024 englobe quelque 80 mesures, élaborées en étroite collaboration avec les acteurs de terrain et les ministères compétents et approuvé par le Groupe interministériel toxicomanie (GIT). À l'instar des plans d'action précédents, le plan d'action gouvernemental 2020-2024 en matière de lutte contre les drogues d'acquisition illicite et les addictions associées sera également soumis à une évaluation externe finale en fin d'exécution.