
Après d’intenses tractations les lobbies industriels ont eu leurs assouplissements au nom de la compétitivité européenne. Ursula von der Leyen a annoncé une réforme qui permettra aux entreprises d’émettre du CO2 plus longtemps que prévu et pour un coût moindre à aujourd’hui (cf. Figaro-éco, 19.07.2026). La Commission européenne a dû multiplier les concessions aux chimistes allemands avant tout.
Le « joyau » de la lutte contre le changement climatique auquel quelques pays comme la Suède, la Norvège ou l’Espagne restent attachés, a été boycotté au nom de la compétitivité des trusts européens.
Face à la forte pression des compagnies aériennes et aux réticences de certains pays, dont la France, la Commission a renoncé à directement intégrer les vols internationaux à son marché du carbone. On n’est plus à un allégement ou à une dérogation près.
Et pendant qu’on y est, l’on a décidé de procéder à un allégement de la réglementation bancaire. Les règles instaurées au lendemain de la crise des subprimes limitaient la capacité d’endettement des banques et imposaient la mise en place de réserves. Mais voilà, les banques se sentent pénalisées par un « excès de réglementations », sans parler de la rogne des actionnaires.
Selon l’Autorité bancaire européenne, les exigences de surveillance coûtent chaque année plus de 24 milliards d’euros aux banques.
L’ONG Share Action vient cependant de jouer le trouble-fête face aux décisions de la Commission européenne en mettant en garde contre un éventuel assouplissement des règles prudentielles.
Mais quand la Commission européenne décide … c’est décidé, surtout si cela profite aux industriels et à la finance ! Alors allégeons et dérogeons !