Edouard Kutten« Braderie publique »

Lieserbréif vum Edouard Kutten
© RTL Grafik

Qu’arrive-t-il si l’on veut connaître l’efficience des aides publiques versées par l’Etat aux entreprises ? Un imbroglio de réponses variant d’un pays de l’Union européenne à un autre. Rien qu’à vouloir le montant annuel exact des aides publiques perçues par les entreprises relève de l’impossible, voire de l’imaginaire.

En France, le surendettement n’a pas rendu les autorités plus attentives. M. Lignot-Leloup, présidente de section de la première chambre de la Cour des Comptes, avance le chiffre de 55,4 milliards d’euros d’aides d’Etat par an. M. Auberger, inspecteur général des finances, « estime » le montant à environ 170 milliards d’euros en admettant que l’on puisse atteindre les 200 milliards d’euros (cf. Humanité-Magazine, 30.04.2025).

Apparemment l’on n’a pas pu s’accorder sur la définition de « l’aide publique ».

Au Luxembourg, l’on vient de renforcer les exigences pour la transparence et la lutte contre le blanchiment (cf. Essentiel, 29.01.2026). Cependant, le versement des aides publiques n’empêche pas que certaines firmes se délocalisent, voire licencient.

Michelin a touché de l’argent public en France, a versé 1,4 milliards d’euros de dividendes et licencie 1.200 personnes selon le rapporteur de la commission d’enquête sénatoriale sur les aides publiques aux grandes entreprises, Fabien Gay.

Les contrats signés par certains de ces « géants » posent question. Ainsi, Capgemini, un « fleuron » du CAC40 a signé des contrats avec la police américaine de l’immigration (ICE), dont le dernier s’évalue à 365 millions de dollars. Capgemini, comme tant d’autres, collabore avec des clients de tous les secteurs, pourvu que cela rapporte.

L’éthique n’est pas cotée à la Bourse et inexistante dans une économie de guerre ; alors inutile de « rêver » de transparence dans l’attribution des aides publiques !

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