Edouard KuttenLes influenceurs financiers !

Lieserbréif vum Edouard Kutten
© RTL Grafik

C’est un secret de Polichinelle que de nos temps ce ne sont plus les meilleures idées qui l’emportent en politique. Ce sont les relations économiques et publicitaires qui y jouent un grand rôle.

Les campagnes électorales coûtent de plus en plus cher. Il faut trouver le « bon partenaire financier » pour l’emporter. Ceux-ci n’auront pas besoin de le regretter en cas de victoire de « leur candidat(e) ».

Cependant, là où il y a autant d’argent en jeu, tout ne se passe pas nécessairement à la « régulière ». L’affaire Sarkozy traîne toujours. Qui aurait pensé que le président sortant Sarkozy (en 2012) se fasse invalider ses comptes de campagne ?

Les établissements financiers sont devenus plus hésitants à cause des différentes magouilles découvertes dans quelques pays de l’Union européenne lors des campagnes électorales.

Pourtant un vrai « business électoral », dépassant les milliards, s’est développé pendant les dernières décennies imitant par-là les Etats-Unis d’Amérique. Il y a des instituts financiers « privés » qui sont prêts à prendre la relève des banques défaillantes, comme en France, par exemple, où la Société générale, connue comme ancienne banque du Front national (cf. Figaro, 06.05.2026), a fait le choix de ne plus prêter aux partis politiques et à leurs candidats.

La base de la démocratie devrait permettre à tous les candidats de se présenter. Il est inacceptable que des banques ou des donateurs privés puissent indirectement décider qui est candidat et qui peut se permettre de faire une campagne défiant les budgets de tous les autres.

Or dans l’Union européenne, aux Etats-Unis et ailleurs il n’en est rien. C’est l’argent qui fait le « meilleur » candidat … de quoi s’inquiéter !

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