
Au fond il n’y a pas grand-chose à reprocher à Donald Trump. Il n’a fait qu’appliquer le corollaire Roosevelt, 26 e président des Etats-Unis d’Amérique (1901-1909), qui en 1904 avait revendiqué un « pouvoir de police internationale » (cf. Le Monde, 06.01.2026) en s’inspirant de la doctrine Monroe.
Trump, ayant quitté, voire avoir affaibli, maintes instances internationales, comme l’ONU (Organisation des Nations Unies), l’OMC (Organisation mondiale du commerce), l’OMS (Organisation mondiale de la santé), etc. estime avoir carte blanche pour choisir « seul » les priorités « for making America great again ». Cela vaut aussi pour les contre-pouvoirs de l’exécutif américain. Il a installé l’idée de la supériorité du rapport de force sur les règles internationales. Pour la Maison Blanche « l’Amérique d’abord » passe par Caracas. En 2017, lors de la première élection, Trump avait déjà assuré au mois d’avril avoir de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire. En 2026, Trump tint sa promesse.
Les fidèles otaniens de l’Europe restent bouche bée et sans voix. En Allemagne, par exemple, Merz a dénoncé l’implication du Venezuela dans le trafic de drogue, tandis que le ministre des Affaires Etrangères a rappelé que les normes légales internationales devraient être respectées.
Macron se félicitait que le peuple vénézuélien était débarrassé d’un dictateur. La plupart des dirigeants européens, à l’exception de l’Espagnol Sanchez, ont profité de l’occasion pour montrer leur habilité à ne pas fâcher Trump.
C’est le retour d’un impérialisme prédateur (cf. Le Monde, 06.01.2026). L’intervention de Trump n’est pas motivée par l’amour de la démocratie, mais plutôt par l’appât de gain et de pouvoir.
Dans ce contexte il est significatif de constater que la Chambre des représentants et le Sénat des Etats-Unis d’Amérique, censés donner leur aval, n’ont été ni consultés, ni informés. C’est tout dire !