
Alors que les chocs géopolitiques se succèdent, les Bourses sont au plus haut niveau de leur histoire. Un phénomène qu’on essaie d’expliquer en parlant d’anomalies passagères, façon de calmer l’opinion publique.
L’explication se trouve dans le système de supercapitalisation des sociétés côtés en Bourse. Au premier trimestre leurs résultats ont bondi de 27 % aux Etats-Unis d’Amérique et de 7 % en Europe, la progression la plus rapide depuis 2023, entraînant une redistribution record auprès des actionnaires.
Trois causes sont à l’origine de cette explosion de superprofits. La première concerne le secteur de l’énergie. Avec le doublement du prix du gaz et du pétrole, les multinationales de « l’or noir » en ont logiquement profité. La deuxième cause est celle d’une ruée incroyable vers l’IA. Les investissements dans l’IA voisinent les 725 milliards de dollars à travers le monde. Les banques sont en bonne santé, un troisième facteur non négligeable. Le retour de l’inflation a provoqué une forte hausse des taux d’intérêt dont les banques ont su profiter.
Se plaindre des effets négatifs de cette évolution ne sert à rien. Pendant 25 ans l’on a laissé agir les grandes entreprises à leur guise. Encore de nos jours, malgré une pauvreté croissante (en France, par exemple, elle est au plus haut depuis 1970), il y a une certaine réticence politique à appeler les grandes entreprises à une plus grande solidarité.
Décidément, solidarité sociale et profitisme sont incompatibles !