
Il est incontestable que l’industrie traditionnelle est devenue le « grand malade » de l’économie de l’Union européenne.
L’Allemagne en est le meilleur exemple. Les piliers traditionnels de la « première » économie d’Europe vacillent, au point qu’il faut en appeler aux pouvoirs publics. La réponse politique au sein de l’Union européenne est pratiquement identique. Il faut investir autre-part !
En Allemagne, cet « autre-part » est le secteur de la défense qui est prêt à recruter dans le secteur de l’automobile. 770.000 personnes sont actuellement employées dans l’industrie de l’automobile qui est dans de mauvais draps. En 2025 Volkswagen annonçait la disparition de 35.000 emplois et la perte de plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires. Ford déclare fermer son usine de Sarrelouis (cf. Figaro-éco, 16.01.2026).
Déjà au printemps 2025 Rheinmetall avait parlé d’une embauche possible de 8.000 personnes par an. L’on est prêt à rejoindre Rheinmetall ou Helsing. Le gouvernement fédéral prévoit d’investir plus de 150 milliards d’euros par an dans sa sécurité extérieure, à partir de 2029. Le « Bundestag » avait déjà en mars 2025 supprimé en grande partie les entraves à l’endettement pour les frais de défense.
Les entreprises d’armement comptent avec des milliards d’euros de chiffre d’affaires supplémentaires, étant donné que grâce à la hausse des dépenses militaires, le PIB de l’Union européenne pourrait augmenter de 0,9 % à 1,5 % selon les estimations de l’Institut économique de Kiel.
Donc, « tout baigne » dans cette Union européenne reconvertie à une économie de l’armement, à la plus grande satisfaction des actionnaires.
Gare à celui qui oserait parler d’autres priorités !