"Gréngland Standuert"Lëtzebuerg brauch eng regional staark Landwirtschaft

Jeannot Ries
D'Landjugend a Jongbauere kënne mat der aktueller Reform vun der Europäescher Agrarpolitik liewen. Fuerderen awer weider Reformen.
Lëtzebuerg brauch eng regional staark Landwirtschaft
D'Landjugend a Jongbauere kënne mat der aktueller Reform vun der Europäescher Agrarpolitik liewen. Fuerderen awer weider Reformen.

"Sou kéinten d'Baueren net nach weider 20 - 30 Joer schaffen", sou de President Luc Emering. Den Ament ginn et nach eng 2.000 Bauerebetriber hei am Land. 1990 waren et der bal duebel sou vill. Déi lescht 12 Méint hu ronn eng Dose Jongbaueren e Betrib iwwerholl. Kléng a mëttel-grouss Häff, déi vill méi wéi just Liewensmëttel produzéieren: "Et ginn all Dag manner Baueren an et verschwënnt all Dag méi Biodiversitéit. All Jonken deen sech doheem haut op engem Betrib installéiert, stäerkt eis regional Landwirtschaft an och d'Aartenvielfalt. " Historesch ass Lëtzebuerg e "Gréngland Standuert". Et brauch ee just ronderëm sech ze kucken. Wisen op deene Kéi weeden. Ma den Zukunftsbetrib misst aus e puer Grënn, méi breet opgestallt ginn. Defizitär ass Lëtzebuerg zum Beispill ganz kloer an de Beräicher Uebst a Geméis: "Fir Geméis brauch ee gutt Biedem an et brauch een och d'Ressourcen. D'Waasser - Dat ass och eng grouss Fro déi den Ament opsteet. Dat sinn alles Saachen, déi musse gekläert ginn. An d'Wëssen natierlech. Mir sinn hei kéng Geméisrégioun wéi d'Elsass oder d'Pfalz. Mir si professionell den Ament an der Mëllechkéi-Haltung. Well mer eng Proximitéit zu grousse Molkereien hunn. Mir hunn ons spezialiséiert. Wat awer net heescht, dat e Betrib sech net och kann an aner Sparte spezialiséieren." D'Betriber wäerten sech misse méi breet opstellen. Däers ass de Luc Emering iwwerzeegt. Stéchwuert Klimawandel: "Mir musse krisefest Betriber hunn. Mir gesinn et alleguer. D'Wieder gëtt ëmmer méi extreem. Wa mer eis just op eng Produktioun professionaliséieren, ass de Risiko grouss, datt de Betrib kann dat eent oder anert Joer a Schwieregkeete geroden." Hei kann d'Politik natierlech Weiche stellen. D'Europäesch Unioun stellt de Kader. D'Regierunge schaffen déi national Strategie Pläng aus. Politiker déi sech enges misste bewosst sinn: sou wéi elo, kéinten d'Baueren net nach weider 20-30 Joer schaffen: "Déi ganz Primmen. Alles wat eng Direkt-Zuelungskomponent ass, dat heescht all Hektar, deen ech méi bewirtschaften, kréien ech méi Primmen, féiert laangfristeg an d'Mauer. Well dat Geld net beim Bauer bleift. Wat mir ons virstellen, dat ass eng eenheetlech Betribsprime, onofhängeg vun der Gréisst vum Haff.  Da kann de Bauer op Grond vu fräiwëllege Mesurë säi Betrib sou ausriichten, wéi e wëll. Do drop soll e belount ginn", sou de Luc Emering.Et dierft net sinn, datt e Jonke wéinst de Primmen um Haff bleift. D'Iwwerzeegung, d'Freet um Beruff missten den Ausschlag ginn. Lëtzebuerg bräicht eng Regional staark Landwirtschaft, ënnerstëtzt vun de Leit.

Schreiwes vum Landwirtschaftsministère

Accord acceptable et équilibré pour une nouvelle politique agricole commune plus durable et plus équitable, selon le ministre Romain Schneider (29.06.2021)

Communiqué par: ministère de l'Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural

 

Romain Schneider, ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural, a participé au Conseil «Agriculture et pêche» des 28 et 29 juin 2021 à Luxembourg sous présidence portugaise, durant lequel les ministres ont endossé l’accord négocié avec le Parlement européen sur la réforme de la politique agricole commune (PAC) pour la période 2023-2027.

Romain Schneider a qualifié le compromis négocié «d’acceptable et d’équilibré», puisque cet accord historique couvre les trois dimensions sociale, économique et environnementale du développement durable. Le ministre a cependant regretté qu’au cours du processus de négociation, l’élément central, la subsidiarité ait perdu de son importance et de son poids, et a rappelé que les textes de la PAC doivent rester simples et compréhensibles.

Cet accord politique ouvre la voie à une PAC plus durable, qui offrira un avenir équitable aux agriculteurs européens tout en fournissant aux citoyens de l'UE une alimentation sûre à un prix abordable. La nouvelle PAC renforce les mesures environnementales, introduit une conditionnalité sociale, accorde un soutien accru aux petites exploitations et aide les jeunes agriculteurs à accéder à la profession, le but étant de maintenir le revenu des agriculteurs et de protéger les chaînes agro-alimentaires européennes.

Les éléments de la nouvelle PAC

Au sein des trois règlements qui constituent le paquet de réforme de la PAC, les principaux aspects de la réforme sont les suivants:

  • des aides plus ciblées et soumisesà une planification stratégique cohérente, contribuant aux 9 objectifs spécifiques de la PAC,
  • une nouvelle architecture écologique fondée sur des conditions environnementales renforcées pour les paiements directs, des éco-régimes et des mesures agro-environnementales,
  • une approche de planification fondée sur les résultats selon laquelle les plans stratégiques des États membres sont évalués en continu.

Une PAC alignée sur le pacte vert pour l'Europe

  • des normes de conditionnalité renforcées que les agriculteurs doivent respecter pour bénéficier des paiements directs, notamment la préservation des sols riches en carbone, la protection des zones humides et des tourbières, la rotation des cultures et des quotas de terres arables à consacrer à la protection de la biodiversité,
  • des éco-régimes pour soutenir les agriculteurs dans le respect de pratiques agricoles bénéfiques pour le climat et l'environnement, avec un budget minimal de 25% des paiements directs,
  • 35% au moins des fonds destinés au développement rural devront servir pour soutenir des interventions dans le domaine de l’environnement et du bien-être animal,
  • le suivi des dépenses liées au climat et à la biodiversité, conformément aux objectifs du pacte vert européen.

Sur cette base, le Luxembourg affiche l’ambition de réserver au moins 40% des dépenses publiques de son futur plan stratégique pour des mesures vertes.

Une PAC plus sociale et plus équitable pour les agriculteurs

  • la PAC inclut dorénavant une conditionnalité sociale, garantissant le respect des normes sociales et de travail dans le secteur agricole et protégeant les droits des travailleurs, une première au niveau de la mise en œuvre des fonds européens,
  • un rééquilibrage des dépenses par une répartition plus équitables des aides directes,
  • les primes d’installation pour jeunes agriculteurs seront augmentées à 100.000 euros, et les aides directes supplémentaires aux jeunes agriculteurs de l’ordre de 6.500 euros par an seront également maintenues.

Un budget ambitieux maintenu pour la nouvelle PAC

  • le budget annuel de la politique agricole commune (PAC) est de 55 milliards d'euros, et représente environ un tiers du budget de l'UE, soit 0,3% du PIB de l’Union européenne,
  • l’enveloppe budgétaire allouée au Luxembourg pour la nouvelle PAC est de 47 millions d'euros par année. Le budget total du plan stratégique luxembourgeois pour la PAC sera porté à environ 100 millions d'euros par année, grâce au cofinancement national.

La nouvelle PAC entrera en vigueur le premier janvier 2023. D’ici-là, les textes et détails techniques devront encore être finalisés. Au niveau de la transposition nationale de la PAC à Luxembourg, l’élaboration du Plan stratégique national est en cours et sera remis à la Commission européenne d’ici le 31 décembre 2021.

La dimension internationale de la PAC n’est pas en reste. La Commission est chargée de présenter une étude sur l’application de critères de durabilité pour les produits importés en provenance des pays tiers pour juin 2022 au plus tard.

Parmi les autres points discutés lors de ce Conseil figuraient une protection plus ambitieuse des abeilles au sein de l’UE, l’interdiction permanente des élevages des animaux à fourrures et l'harmonisation de la procédure de notification des compléments alimentaires. Les ministres ont également analysé la situation des marchés des principaux produits agricoles, généralement robustes, mais fragile au niveau de la viticulture impactée par la crise de la COVID-19.

Invité vun der Redaktioun (29. Juni) - Camille Schroeder: Mir brauche méi Familljebetriber an der Landwirtschaft
Reform vun der Europäescher Agrarpolitik: E Meilesteen oder awer eng grouss Enttäuschung?

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