Hire President Anicet Schmit hat sech schonn am Kontext vum Stater PAG dofir agesat, dass déi puer al Haiser, déi nach an der Jang de Blannen-Strooss stinn, net sollten ofgerappt ginn.
Well hien a seng Matstreider domadder net duerchkoumen, hu si elo beim Kulturministère eng national Protektioun vun 7 Haiser an där Strooss ugefrot. Déi Demande huet d'Kulturministesch elo fir 3 vun deenen Haiser, déi solle verschwannen, viruginn, un de Stater Schäffen- a Gemengerot, an deen huet elo e negativen Avis ginn.
Well et an där Strooss keng Uniformitéit an och keng Unitéit géing ginn, dat Ganzt net homogene wier, sou d'Stater Buergermeeschtesch, déi op d'Differenz an der Héicht hiweist: déi méi nei Gebaier si 5 Stäck héich. Dofir wieren déi Haiser am Kader vun der PAG-Prozedur, virun 2 Joer, och net kommunal geschützt ginn, eng Positioun, déi ee ganz bewosst geholl hätt.
Dass deen Avis net positiv ausgefall wier, wonnert den Anicet Schmit, glat a guer net. Eng vun den Ursaachen, firwat et ëmmer nees am Denkmalschutz esou vill Kontroverse géif, wier de Manktem u politeschem Wëllen; u sech hätten déi kompetent Instanzen ewéi Sites et Monuments, guer keng wierklech Autoritéit, sou d'Analys vum President vun de Lampertsbierger Geschichtsfrënn.
Dëse Stater Avis, déi Haiser an der Rue Jean l'Aveugle net ze halen, ass fir d'Regierung net bindend; de Ball geet elo zréck bei déi nei Kulturministesch, déi da muss eng Decisioun huelen. Deen Ament kënnen d'Proprietären da viru Geriicht goen.
Argumentation béton ou bidon en matière de non protection du patrimoine ?
L’asbl « Lampertsbierger Geschichtsfrënn » prend acte de l’avis négatif (15 voix contre 9) du Conseil communal de la Ville de Luxembourg relatif à la proposition de la Ministre de la Culture de classer comme monument national l’ensemble formé par les maisons sises aux numéros 13, 15 et 17 de la rue Jean l’Aveugle au Limpertsberg. Notre association respecte cette décision qui, rappelons-le ne constitue qu’un avis consultatif prévu par la loi sur la protection du patrimoine, même si elle ne la partage pas et encore moins les arguments avancés par les opposants à une telle protection. Suite aux débats du lundi 11 mars 2019 au Conseil communal à ce sujet, les « Lampertsbierger Geschichtsfrënn » se voient cependant obligés de revenir sur certains raisonnements et déclarations formulés dans ce contexte.
Notre association tient à préciser qu’elle ne prône pas une protection tous azimuts et n’estime pas que chaque maison ancienne mérite d’être protégée. On ne peut pas mettre une ville sous cloche et les quartiers doivent pouvoir se développer. Rappelons en outre qu’une maison classée peut très bien bénéficier de rénovations ou de transformations.
Revenons à la rue Jean l’Aveugle et aux quelques maisons visées par une proposition de classement. Ce qui a choqué plus d’un dans l’avis formulé initialement par les services de la Ville de Luxembourg, c’était de voir désignées ces maisons comme « élément étranger » dans cette rue, dominée - il est vrai - par des résidences plus récentes. Ce terme a été jugé inapproprié (à juste titre) par Madame le Bourgmestre et il a été rayé du document final. Le choix initial de ce terme traduit cependant l’état d’esprit de certains dans le cadre de discussions autour de la protection du patrimoine.
Certains conseillers jugeaient ridicule le fait de vouloir classer ces maisons comme monuments nationaux ou de les faire inscrire sur l’inventaire supplémentaire, alors qu’il s’agit du seul moyen de protection, faute de protection communale, qu’offre actuellement la loi. Rappelons encore qu’une protection communale par inscription au PAG de certaines parties comme « ensembles sensibles » ne constitue qu’une protection « soft », et qu’une maison peut être démolie à condition que la taille des parcelles existantes soit respectée et que le nouveau bâtiment s’insère de manière harmonieuse et cohérente dans l’ensemble restant. Il est important de rappeler que la protection communale n’offre pas les mêmes garanties qu’une protection au niveau national.
Un des arguments avancés contre une protection de ces maisons consistait à dire que celles-ci ne dateraient pas exactement de la même époque. Drôle d’argument, alors que notre Ville plus que millénaire est truffée d’exemples de bâtiments d’époques diverses qui se côtoient. La richesse de notre patrimoine ne réside-t-elle pas justement dans cette diversité ? On préfère peut-être voir de nouvelles résidences avoisiner des immeubles des années 1970 ou 1980 et ainsi créer une « nouvelle harmonie » ?
Autre argument « béton » régulièrement avancé pour justifier la non protection, voire la démolition d’un bâtiment souvent centenaire : il s’agit d’un des derniers exemples de cette époque dans une rue dominée par des immeubles plus récents ! Le fait d’être minoritaire en nombre condamnerait ainsi une maison, alors qu’il devrait s’agir, à nos yeux, au contraire d’un argument supplémentaire en faveur de sa protection. Les erreurs du passé se traduisant par des démolitions antérieures justifieraient donc aux yeux de certains la poursuite sur cette voie en faisant table rase une bonne fois pour toute des témoins restants.
Un réflexe souvent constaté chez les opposants à une protection consiste à se cacher derrière des décisions antérieures, plus ou moins récentes (plan Vago : 1967 ou PAG : 2017), pour justifier un refus de classement, alors que des critères scientifiques comme ceux établis par le Service des Sites et Monuments Nationaux devraient prévaloir en tout état de cause.
Récemment, à côté de tous ces arguments, on constate le recours à un certain fatalisme consistant à dire que de toute façon les tribunaux auront le dernier mot en cas de contestation des propriétaires. Est-ce une raison de ne pas essayer de sauver de la pelleteuse ce qui peut encore l’être ?
L’asbl « Lampertsbierger Geschichtsfrënn » ne partage en tout cas pas ce fatalisme et n’entend pas se laisser embobiner par toute une série d’arguments bidon récurrents. Suite à ces débats, notre association dresse, de nouveau, le constat suivant : notre pays a besoin d’une nouvelle législation ambitieuse en matière de protection du patrimoine, et ce au plus vite. L’attente a assez duré !
Lampertsbierger Geschichtsfrënn a.s.b.l. ─ Registre de commerce nº F7467 ─ CCPLLULL: LU85 1111 2568 0243 0000
Adresse postale: Lampertsbierger Geschichtsfrënn c/o Anicet Schmit, 75, avenue de la Faïencerie, L-1510 Luxembourg
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