
Bei den 115 Blesséierte goufen et deels Verbrennunge vum déiwen 2. an 3. Grad. Wat dat fir déi concernéiert Persoune bedeit, erkläert de Dr Jean-Philippe Fauville, Urgentiste aus dem Centre des Brûlés zu Léck:
“Les brûlures du 2ième degré, surtout profond, et du 3ième degré vont nécessiter de la chirurgie. Il y a deux types de chirurgie. On peut très bien exciser la brûlure et puis mettre des allogreffes, donc de la peau qui vient de quelqu’un d’autre, bien souvent ce sont des cadavres. Ou bien, on a aussi des dermes artificiels qui vont être placés. Le derme artificiel, le temps qu’il reprenne la vascularisation, il faut au moins 3 semaines. Ensuite, on va placer les autogreffes, c’est-à-dire la propre peau du patient. Donc, il est clair qu’on est parti dans des traitements beaucoup plus longs avec un risque aussi de séquelles des cicatrisations.”
Éier een awer un d’Chirurgie denke kann, muss de Patient mol stabiliséiert ginn:
“Perfuser ces patients, parce qu’ils vont perdre énormément d’eau interstitiel au niveau des tissus, et donc d’ions de protéines et ils vont être en manque. Ensuite, il va falloir gérer une excellente analgésie, le patient devra aussi avoir en rappel du Téthanos, s’il n’est pas en ordre. Et si maintenant il y a des brûlures sévères du cou, du visage ou une inhalation de fumée, comme on a eu avec les victimes de Crans-Montana, les patients devront aussi être intubés, ventilés.”
Wéi laang déi ganz Traitementer daueren, hänkt als éischt mol vun der Gravitéit vun de Verbrennungen of, ob de Patient Damp ageotemt huet oder net, sengem Alter an och senger Krankegeschicht, déi eng Roll an der Heelung spille wäerten. An natierlech och vun der Prise en Charge, déi fréier nach eng aner war wéi haut. Réischt zanter den 1950er-1960er Jore ginn d’Patiente a sougenannte “Centres de Brûlés” transferéiert.
“On sait que les brûlés vont accueillir toutes les bactéries qu’on peut imaginer et donc, ils vont non seulement se surinfecter, mais risquer de contaminer d’autres patients. On a décidé d’isoler les patients dans des centres spécifiques. Les centres sont équipés de chambres isolées, avec des sas d’admission et puis des systèmes de soins. On a des brancarts douche, on fait des soins. Ensuite, on a des salles d’opération, comme à Charleroi et Liège, elles sont dans le Centre des Brûlés, ce qui est plus facile et ce qui permet de ne pas sortir le patient de l’hôpital.”
Och wann een iwwert all déi Joren ëmmer nees Fortschrëtter gemaach huet, wat d’Behandlung vun héichgradege Verbrennungen ugeet, sou kann et awer mol zu Komplikatioune kommen:
“Les complications de ce genre de brûlures sévères sont tout d’abord un choc, si le patient n’est pas perfusé et rempli initialement. Ensuite, on peut avoir une infection, puisque la peau ne fait plus barrière microbienne, et donc le patient est plus à risque d’infection, et donc de sepsis avec parfois de défaillance multiviscérale, si le patient part en choc sceptique. Ensuite, on a aussi des complications métaboliques, c’est-à-dire que le patient va perdre énormément de protéines, va puiser dans ses réserves protéidiques, et donc va avoir des pertes musculaires très importantes.”
Nieft de Läinzeechen, déi ee wuel säi Liewe laang un dat erënnere wäerten, wat geschitt ass, ass och de psychologeschen Aspekt net ze ënnerschätzen.
“Ce qu’on appelle une ESDI, donc acute stress disorder, qui peut se transformer après en putiESDI, c’est-à-dire que le patient va commencer à revivre pendant la nuit, pendant son sommeil, le, l’incendie, et donc faire des cauchemars. Donc, un suivi psychologique est aussi important.”Well mir hei am Land keng sou Zëmmer hunn, gi staark verbrannte Patiente iwwregens am Ausland traitéiert.