
La ruée sur les climatiseurs était un réflexe de consommateur face à l’envergure de la récente canicule surprenant tout le monde, politiques inclus, selon les dires.
Cependant il y a pénurie en climatiseurs, l’approvisionnement risque de durer vu que les lieux de production sont très éloignés des lieux de commercialisation. Un problème de logistique en outre.
On doit constater qu’il n’y a pas de réflexion globale au plus haut niveau. Aucune leçon n’a été tirée de la canicule en 2003. L’urgence irrémédiablement l’emporte sur la préparation. Les réponses à cette crise caniculaire se limitent au niveau politique à un jeu de renvoi des responsabilités, comme en 2003.
Or la canicule ne fait qu’aggraver le cumul d’inégalités environnementales et les disparités sociales. Les promoteurs vont faire construire des habitations climatisées pour ceux qui en ont les moyens financiers, les autres vont essayer de survivre dans leur « bouilloires ».
Malgré les grandes ambitions affichées par les ministres de l’environnement en Europe, les moyens mis à disposition ne suffisent pas à remédier à la situation. Il y a hélas d’autres priorités financières, comme le réarmement.
L’incapacité de gérer de la canicule est dans beaucoup de pays le symbole de l’impuissance publique due à un dysfonctionnement démocratique au plus haut niveau.
On parle de canicule, mais très peu des vraies raisons de ce changement climatique, les politiciens en Europe continuent à « jouer avec le feu ». Ce n’est pas en produisant plus de climatiseurs que l’on réussira à diminuer la fracture sociale créée par la mauvaise gestion de la canicule.
La « révolution des clims » n’aura pas lieu, mais l’exploitation et le délaissement des classes pauvres continuera !