
Selon un indice international édité par l’université de Georgetown, qui mesure entre autres l’égalité des sexes, Israël occupe actuellement la 84 place sur 181. Avant l’arrivée au pouvoir du gouvernement actuel, le pays figurait en 27 ème position.
Le gouvernement de Netanyahou étend par exemple peu à peu l’autorité des tribunaux rabbiniques aux femmes juives israéliennes. En Israël les mariages et les divorces sont déjà prononcés en grande partie par un tribunal religieux rabbinique, y compris pour les couples juifs laïques. Les juges se basent sur une interprétation orthodoxe de la loi religieuse qui est « antiféministe ».
Les juges rabbiniques ne sont actuellement pas tenus d’avoir une formation juridique universitaire. Le but des tribunaux religieux est de suivre la loi religieuse qui est par essence discriminatoire.
Il n’est pas étonnant de constater un net retour en arrière de la représentation des femmes en politique. L’on peut parler d’une exclusion des postes décisionnels. Sur 33 ministres 6 sont des femmes, pour « bluffer », sur 120 députés au total, le Parlement ne compte que 31 élues.
Ceci a des répercussions socio-politiques. Les femmes sont les principales victimes de l’affaiblissement économique et les plus exposées au quotidien à l’atmosphère de violence généralisée. On assiste à un « retour en arrière » sociétal global en Israël.
Trump & Co n’y ont rien à redire. Religion et démocratie ne font pas bon ménage !