D'Loyers- an Immobiliëpräisser halen net op mat klammen zu Lëtzebuerg an dat fält de Stéit zur Laascht. Taux d'effort fir Locatairë klëmmt vun 31 op 37%.

Observatoir de l'Habitat / Reportage Diana Hoffmann

An enger neier Nott schreift den Observatoire de l'Habitat, dat géing besonnesch d'Locatairen um Privatmarché an d'Proprietären, déi nach amgaange sinn, e Prêt ze bezuelen, concernéieren.

Den Taux d'effort wier fir d'Locatairë vun 2016 op 2019 vun 31 op 37% geklommen. Déi Stéit, déi an den ënneschten 20 Prozent vum Akommes sinn, gi souguer d'Hallschent vun hirem Budget all Mount fir de Loyer aus. Och bei deene Leit, déi net sou vill Akommes hunn an e Prêt musse rembourséieren, wier den Taux d'effort staark geklommen.

RTL

© EU-SILC 2019

Fannt hei déi komplett Nott 27 vum Observatoire vum Liewensraum.

De Communiqué

Note 27: L'évolution du taux d'effort des ménages résidents du Luxembourg selon leur mode d'occupation et leur niveau de vie entre 2016 et 2019 (07.10.2021)

Communiqué par: ministère du Logement / Observatoire de l'habitat

Les loyers et les prix de vente des biens immobiliers ne cessent de progresser au Luxembourg. Cette croissance a un impact direct sur les ménages, et particulièrement pour les locataires du marché privé et les propriétaires ayant encore un emprunt à rembourser. Pour eux, tous les ans le coût du logement pèse de plus en plus lourdement dans le budget. Le taux d'effort mesure le poids du coût total du logement des ménages dans le revenu disponible. Il a été utilisé ici pour décrire et comparer l'impact du coût du logement supporté par les ménages sur la période 2016-2019.

Ce sont les locataires du marché privé qui enregistrent non seulement les taux d'effort les plus élevés, mais aussi la croissance la plus importante du taux d'effort sur cette période. En effet, le taux d'effort des locataires du marché privé a évolué de 31 à 37 % depuis 2016, et atteint même 50% en moyenne pour les 21 056 locataires faisant partie des 20% des ménages les moins aisés. Quant aux propriétaires avec emprunt, leur taux d'effort moyen reste assez stable sur la période observée. Cette moyenne cache néanmoins des disparités selon le niveau de vie: ce sont les moins aisés d'entre eux qui ont connu la plus forte croissance de leur taux d'effort.

Ces constats mettent en lumière le contraste entre un taux d'effort qui progresse plus vite chez les locataires que chez les propriétaires. Ce phénomène peut s'expliquer par les différentes conditions de financement des biens entre les deux modes d'occupation. En effet, les propriétaires ont accès à des prêts immobiliers, ce qui permet de limiter dans le long terme l'impact de la hausse des prix récente sur leur taux d'effort. Ceci n'est pas possible pour les locataires qui sont dès lors plus exposés à l'évolution des prix immobiliers. De futures études de l'Observatoire de l'habitat sont prévues pour apporter des précisions supplémentaires sur cette question.