D'Joer 2022 versprécht mat sengen Hëtztwellen a wéineg Nidderschlag e Rekordjoer a punkto Dréchent ze ginn.

Net just d'Bëscher an d'Déiere leiden ënnert der Hëtzt, besonnesch eis Flëss leiden an d'Peegele sinn extrem niddereg, op eenzele Plaze souguer komplett ausgedréchent. Dat schreift d'Waasserverwaltung e Mëttwoch an engem Schreiwes.

Den Norden ass méi staark betraff wéi de Süden. Am Juli wieren d'Waasserstänn vun de Flëss am Éislek bei ronn engem Véierel vum normalen Niveau gewiescht. Verschidde Baache wiere carrement dréchen. Och annoncéiert lokal Wiederen a Schauere géingen un der genereller Situatioun net vill änneren, heescht et vun der Waasserverwaltung.Et wier net genuch Sauerstoff am Waasser an et bestéing e Pollutiounsrisk. D'Drénkwaasserversuergung wier zwar allgemeng assuréiert, ma plazeweis wier d'Situatioun awer kritesch.Dofir solle weiderhi gewëss Consignen agehale ginn. Et soll kee Waasser aus Flëss ofgepompelt ginn an et soll och sou wéineg wéi méiglech gefëscht ginn.Fir de Rescht gëllen déi gewinnt Dispositiounen: Et soll zum Beispill kee Wuess genat, keen Auto doheem gewäsch a kee Schwammbaseng gefëllt ginn.

Schreiwes

Effets de la sécheresse : rivières et ruisseaux à sec

Communiqué par : ministère de l'Environnement, du Climat et du Développement durable / Administration de la gestion de l’eau

 

L’année 2022, avec ses vagues de chaleur et un déficit de précipitations, s’annonce comme une année de sécheresse record. Nos cours d’eau en souffrent et présentent des niveaux extrêmement bas, certains sont même à sec.
Compte tenu de la situation critique actuelle de nos cours d’eau, le ministère de l’Environnement, du Climat et du Développement durable et l’Administration de la gestion de l’eau rappellent l’interdiction de tout prélèvement dans les eaux de surface, même couvert par une autorisation, et de réduire fortement les pêches sur les cours d’eau. Ceci, afin de ne pas compromettre davantage la survie des organismes aquatiques et d’engendrer une dégradation potentiellement irréversible de la qualité des eaux de surface.

Les niveaux de nos cours d’eau

Les conditions météorologiques s’annoncent stables ce qui prolonge le déficit pluviométrique et la sécheresse actuelle. Des averses ou des orages localisés sont néanmoins possibles dès la fin de cette semaine, mais ne changeront guère la situation critique de nos cours d’eau. Il faudrait au moins deux semaines de pluie consécutive pour améliorer significativement la situation.

Depuis le mois de mars 2022, les niveaux des cours d’eau sont passés à la moitié de ceux observés entre 2002 et 2020[1] (voir Annexe 1). Au cours du mois de juillet, les niveaux des cours d’eau de l’Oesling sont déjà passés à un quart par rapport aux normales. Dès lors l’Our et la Haute-Sûre présentent des niveaux particulièrement bas et inquiétants. Les niveaux des cours d’eau du sud du pays sont moins fortement impactés. En juillet, ils étaient en moyenne à moins de 60 % des niveaux mensuels normaux. En août, certains petits cours d’eau sont déjà à sec. Un évènement rare et inquiétant, encore jamais observé sur certains ruisseaux.

La tendance à la baisse des débits est confirmée par le réseau d’observation des étiages de la dernière semaine. Des valeurs critiques sont mesurées depuis juillet, surtout à l’Oesling, mais aussi sur l’Attert et la Moselle.[2]

L’impact de la sécheresse sur les cours d’eau

Les épisodes de sécheresse ne sont pas sans conséquence pour nos cours d’eau. La baisse des niveaux d’eau affecte directement la faune et la flore aquatiques, et ce à plusieurs niveaux : Les faibles hauteurs d’eau favorisent l’augmentation de la température de l’eau, ce qui appauvrit la disponibilité en oxygène pour les organismes aquatiques. À ceci vient s’ajouter l’augmentation de la concentration des charges polluantes puisque l’effet de dilution est amoindri par les faibles débits.

Lorsque les cours d’eau se retrouvent partiellement à sec, on observe une fragmentation du milieu aquatique. Les organismes qui y vivent se retrouvent piégés dans une section de cours d’eau stagnante, appauvrie en oxygène, avec une charge polluante importante, et sans possibilité d’accéder à des zones favorables à la survie.

Phase de sensibilisation eau potable toujours d’actualité

Même si les ressources et capacités des grands fournisseurs au niveau national sont actuellement suffisantes pour combler les consommations actuelles, certaines communes se trouvent néanmoins dans des situations critiques au niveau local. Il est à souligner que la phase de sensibilisation est toujours d’actualité et nous appelons tous les consommateurs de faire preuve de civisme et de s’approprier des bons gestes (présentés dans l’Annexe 2).

 

Pour plus d’informations :

www.waasser.lu


[1] La moyenne mensuelle

[2] Les résultats hebdomadaires peuvent être retrouvés sur http://www.iksms.de/servlet/is/2000122/ et http://www.iksms-cipms.org/servlet/is/2000902/