Opruff no PilotprojetenAgri-Photovoltaik: Stroum vum Feld

Marc Hoscheid
Serge Pauly
D'Regierung wëllt den Undeel vun der Photovoltaik bei der Stroumproduktioun weider ausbauen.
Agri-Photovoltaik - Stroum vum Feld
D’Regierung wëllt den Undeel vun der Photovoltaik bei der Stroumproduktioun weider ausbauen.

Dofir soll an éischter Linn op alle scho bestoenden Diecher Anlagen installéiert ginn. Ma och landwirtschaftlech Fläch soll mat agebonne ginn an zwar sou, datt d’Bauere weider op hire Felder schaffe kënnen an d’Biodiversitéit net leit.

Fir dat ze erreechen, setzt een op Agrivoltaik. Dat si Photovoltaikanlagen, déi sou op landwirtschaftleche Flächen installéiert ginn, datt genuch Plaz bleift, fir mat grousse Maschinnen ze schaffen, datt Béischten weider um Feld kënne bleiwen oder Kulturen am Schied vun den Anlage wuesse kënnen. E Méindeg lancéiert d’Regierung ee Pilotprojet, wou Leit hir Offer erareeche kënnen. Am Ganze geet et ëm 50 Megawatt an zwee Lote vu 35 respektiv 15 Megawatt. D’Ausschreiwung dauert bis den 1. August d’nächst Joer. Déi laang Zäitspan wier néideg, well den “Ist-Zustand” vun der Biodiversitéit op deem betraffenen Terrain gepréift gëtt. Den Energieminister Claude Turmes beschreift déi generell Modalitéiten: “Et ass wéi ee Concours, wien am bëllegsten ubitt, kritt den Zouschlag. Dee kritt da vum Staat iwwert eng Ëmlaach 15 Joer eng Garantie fir de Präis, deen hien da freet. Fir sécherzestellen, datt mer vill Baueren hunn, déi no bei hiren Häff Projete kënne maachen, kréien déi kléng Projeten ënner zwee Megawatt eng Prioritéit.”

Dem Landwirtschaftsminister Claude Haagen no kënnen déi Terrainen, op deenen d’Anlagen opgeriicht solle ginn, ënnert déi véier Prozent vun der sougenannter Stilllegungsfläch falen. Viraussetzung wier, datt se d’Krittäre vun der Biodiversitéit erfëllen. Aus der Siicht vun der Landwirtschaft sollt eppes Produktives gemaach ginn, beispillsweis Hénger gehalen, Käre produzéiert oder Uebst ugebaut ginn. Hien ënnersträicht d’Virdeeler vun der Agri-Photovoltaik fir d’Baueren:

“Et huet een och Projeten, wou een als Prosumer kann aktiv ginn, direkt iwwert déi Energie, déi een do gewënnt, iwwer ee Späicher och seng Mëllechrobotere ka speisen. Dat ass eng Win-win-Situatioun fir jiddereen. Dofir hu mer am neien Agrargesetz Subventioune virgesinn an dat heite fält do drënner bei der Agri-Photovoltaik.”

Nieft landwirtschaftleche Fläche sinn och Bauschuttdeponien eng Optioun, beispillsweis déi bei Colmer-Bierg. Natura-2000-Zonen a weider Gebidder mat engem ganz héije Biodiversitéitsstatus si par konter tabu. Ma egal wéi wäert et nach e bëssi daueren, bis Agrivoltaik zu Lëtzebuerg Realitéit ass, well de Bau vun esou Anlagen, dee jo réischt fréistens am August 2023 ufänke kann, dauert ee bis annerhallef Joer.

Schreiwes

Appel d’offres pilote pour centrales agrivoltaïques: nouveau coup de pouce pour la production d’énergies renouvelables au Luxembourg (20.10.2022)
Communiqué par : ministère de l’Énergie et de l’Aménagement du territoire / ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural / ministère de l’Environnement, du Climat et du Développement durable

Ce jeudi 20 octobre 2022, le ministre de l’Énergie, Claude Turmes, le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural, Claude Haagen, et la ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable, Joëlle Welfring, ont présenté un appel d’offres portant sur des projets pilotes dédiés à la réalisation et à l’exploitation de centrales agri-PV, qui permettent de concilier production d’électricité renouvelable et production agricole, tout en favorisant le développement de la biodiversité.

Le ministre de l’Énergie, Claude Turmes, souligne: «L’énergie solaire joue un rôle central dans la transition énergétique au Luxembourg. Ce projet-pilote pour centrales agrivoltaïques, précurseur en la matière, permettra aux agriculteurs de devenir des acteurs à part entière dans cette transition vers une production d’énergie propre et produite localement, qui nous permettra de renforcer notre indépendance par rapport aux pays exportateurs d’énergies fossiles.»

Pour le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural, il est primordial que cet appel d’offres prévoie une collaboration étroite avec des agriculteurs actifs, parmi lesquels beaucoup possèdent déjà des installations photovoltaïques sur leurs bâtiments. Claude Haagen précise: «Ces terres agricoles devront rester primordialement vouées à la production durable de denrées alimentaires, et continueront donc à être éligibles aux aides à la surface prévues dans le cadre de la politique agricole commune.»
La ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable, Joëlle Welfring, précise: «Ce projet-pilote vise à démontrer à quel point des synergies et intérêts peuvent être trouvés entre le développement de l’énergie renouvelable, la protection de la nature et la pratique agricole au Luxembourg. Il est intéressant d’un point de vue écologique du fait que nous poursuivons la transition énergétique tout en promouvant la biodiversité au Luxembourg. Comme tous les projets seront soumis à un suivi écologique, et plus particulièrement de la flore, je suis curieuse et impatiente de lire attentivement les résultats y relatifs.»
Le cahier des charges pour cet appel d’offres et les documents accompagnants ont été rédigés en concertation entre les trois ministères et leurs services, et sur consultation d’experts en matière d’installations sur terrains vagues en milieu agricole. Par ailleurs, tous les acteurs concernés, dont des ONG, ont été rassemblés lors d’un workshop pour collecter leurs réactions sur le sujet.

Pour le ministère de l’Énergie et de l’Aménagement du territoire, ministère initiateur, le développement de l’énergie solaire sur les toits, ainsi que sur les surfaces imperméabilisées, reste toujours au cœur de la stratégie solaire du gouvernement. Pour compléter cette stratégie, d’autres installations seront nécessaires à l’avenir pour atteindre les objectifs ambitieux du Plan national intégré en matière d’énergie et de climat (PNEC). Ce projet-pilote centrales agrivoltaïques sert à préparer cet avenir de façon cohérente, en essayant d’arriver à la triple situation bénéfique décrite plus haut.

Pour le ministère de l’Environnement, du Climat et du Développement durable, le volet de la protection et de la promotion de la biodiversité est d’une importance cruciale. Spécialement à cet effet, un cahier des charges a été établi qui associe, dès la planification, la pratique agricole extensive, l’optimisation de la biodiversité (faune et flore) et la protection de la nature sur un site. Un monitoring assure le suivi du projet et le bon développement des sites.

Actuellement, la révision du plan national concernant la protection de la nature est en phase de consultation publique. Ce plan va nous guider dans la restauration de la nature – selon l’intérêt de notre environnement naturel, mais aussi selon l’intérêt que l’Homme a des services que la nature nous offre.

1. Détails de l’appel d’offres pilote pour centrales agrivoltaïques

Catégorisation selon l’usage agricole du projet et le type d’installation photovoltaïque:

• Lot 1: Centrales au sol, centrales à panneaux bifaciaux verticaux ou Tracker[1]

o Catégorie 1: Prairie utilisée pour la production de fourrage;
o Catégorie 2: Prairie utilisée pour l’élevage (y compris élevage avicole);
o Catégorie 3: Terres arables pour toutes cultures [y compris cultures spéciales comme p.ex. maraichage, viticulture ou arboriculture (fruitiers)].

• Lot 2: Ombrières: Nouvelle structure surélevée, ouverte sur les côtés, servant de support aux panneaux photovoltaïques. Les panneaux peuvent être fixes ou mobiles. L’exploitation agricole a lieu en-dessous des panneaux.

o Catégorie 4: Cultures spéciales.

Les centrales peuvent avoir une puissance entre 100 kW et 5 MW, avec une disposition spéciale pour terrains faisant l’objet d’une reconversion après travaux de remblai de décharges. Le volume total visé est de 50 MW de puissance. L’attribution se fait au meilleur prix, avec au moins deux projets par catégorie et prioritairement aux installations de ≤ 2 MW.

Un des objectifs du projet pilote est d’attribuer des projets dans les différentes catégories pour obtenir une diversité de projets et assurer leur suivi et évolution. À cette fin, un monitoring régulier sera mis en place.
Les facteurs écologiques et agricoles sont des critères éliminatoires: si le projet pilote n’y est pas conforme, l’offre est éliminée.

Le développeur d’un projet doit présenter un concept permettant une amélioration de la qualité écologique de la surface. À cet effet, une boîte à outils a été élaborée afin de guider les développeurs.
En ce qui concerne le concept agricole, celui-ci doit permettre une continuation de l’exploitation agricole de la surface avec l’association obligatoire d’un agriculteur actif.

Le délai pour la remise des projets est fixé au 1er août 2023.

2. État des lieux: une croissance des installations photovoltaïques au Luxembourg

En 2020, les panneaux photovoltaïques installés sur notre territoire ont déjà couvert les besoins en électricité d’environ 120.000 personnes − une tendance qui s’est confirmée en 2021 avec 1.264 nouvelles centrales photovoltaïques installées, ce qui équivaut à +90 MW. Cette hausse est 15 fois plus importante qu’en 2017. Fin 2021, presque 10.000 centrales photovoltaïques avec une puissance installée de 277 MW étaient donc raccordées au réseau, pouvant couvrir les besoins en électricité d’environ 180.000 personnes. Atteindre les 50 MW visés par cet appel d’offres représenterait donc une hausse de presque 20% de la capacité existante.

[1] Le tracker solaire, encore appelé «suiveur solaire» ou «traceur solaire», est un dispositif sur un pied motorisé qui s’oriente en fonction de la position du soleil.

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