Campagne "Wéi geet et?"Besser Kommunikatioun intern an de Gemengen

Tim Morizet
Fanny Kinsch
Et misst een nees léieren, sech géigesäiteg richteg nozelauschteren, heescht et säitens der Fonction publique an de Gemengesyndikater.
Campagne "Wéi geet et?"
Et misst een nees léieren sech géigesäiteg richteg nozelauschteren, heescht et säitens der Fonction publique an de Gemengesyndikater.

„Wéi geet et?“, esou heescht eng Campagne mat Fokus déi mental Gesondheet déi Gëscht fir d'Gemengepersonal lancéiert gouf. Mataarbechter, awer och déi politesch Responsabel an de Gemenge sollen esou méi sensibel fir d'Thema gemaach ginn. Déi néideg Hëllefsstrukture géif nämlech schonn existéieren.

An dat schonn zanter 5 Joer als Service psychosocial vun der Fonction publique. Et ass e Sujet dee landeswäit ëmmer méi Leit betrëfft an dat och an der Aarbechtswelt. Op Gemengenniveau soll hei d'Personal an Zukunft besser opgekläert ginn, esou de Marc Thomé, President vun der FGFC, dem sektorielle Vertrieder vum Gemengepersonal: “Well mir am Alldag mierken, dass ëmmer méi Leit och mental Problemer hunn an dass, wa se sech un d'Gewerkschaft adresséieren oft net d'Paie am Virdergrond steet mee virun allem e Problem vun Equipe oder vun Hierarchie, wou d'Leit wierklech dru leiden.”

Just 10% vun de Ronn 1000 Consultatioune mam Service Psychosocial d'lescht Joer koume vu Personal aus de Gemengen. Et fäert een, datt net genuch no Hëllef gesicht gëtt, esou d'Mareike BÖNIGK, Cheffin vum SPS: “Wann ee gesäit wéi vill Persounen am Gemengesecteur schaffen, wéi vill am Staat oder bei Etablissement publiques, muss ee soen déi Relatioun stëmmt net ganz. Et sinn der ze wéineg, déi bei eis kommen an dofir war dee Soupçon do, vläicht hu si net genee déi selwecht Informatioun, déi selwecht Accessibilitéit op de Fait dass et eise Service gëtt.”

Nieft der direkter Hëllefsstruktur vum SPS kënnen déi politesch Responsabel och eng Formatioun maachen – souzesoen en éischt Hëllefscours fir déi mental Gesondheet. Et wier wichteg, esou de Constat e Méindeg nach, den Tabu aus dem Sujet erauszekréien.

Et kéinten zukünfteg och vläicht spezifesch Persounen an de Gemenge ginn déi sech em dës Volete këmmeren, esou d'Inneministesch Taina Bofferding. Esou kéint de Schäfferot an Zukunft bei esou Affären entlaascht ginn: „Konkret stellen ech mer fir, datt d'Funktioun vun engem Chef d'Administration mat enge Coordinatrice oder engem Coordinateur an der Gemengeverwaltung kéint verstäerkt ginn. Dës Positioun géif sech dann exklusiv em dës Aufgaben, em d'Gestioun vum Personal këmmeren.“

D’Campagne “Wéi geet et?” gräift 8 konkret Themen op. Dorënner: Konflikter, Stress, Ängschten, Mobbing, Sucht an Aarbechtsiwwerlaaschtung.

Schreiwes

Lancement de la campagne «Wéi geet et?» dans la Fonction publique communale (28.06.2021)

Communiqué par: ministère de la Fonction publique / ministère de l'IntérieurCe lundi 28 juin, le ministre de la Fonction publique, Marc Hansen, et la ministre de l'Intérieur, Taina Bofferding, ont lancé la campagne «Wéi geet et?», ensemble avec Marco Thomé, président de la Fédération générale de la fonction communale (FGFC), et Mareike Bönigk, chef du Service psychosocial de la Fonction publique (SPS), et en présence d'Emile Eicher, président du Syndicat des villes et communes luxembourgeoises (Syvicol). Cette campagne vise à sensibiliser les personnes travaillant au sein de la Fonction publique communale aux risques psychosociaux et leurs conséquences sur la santé des agents et permet de faire de la prévention face à cette thématique qui nous concerne tous.

Marc Hansen a indiqué que cette campagne a été lancée à l'initiative de la FGFC, avec le support du SPS. Il a souligné l'excellente coopération entre toutes les parties impliquées qui se sont mobilisées afin de pouvoir proposer cette campagne pour l'ensemble de la Fonction publique communale. Il a ainsi rappelé l'importance de s'intéresser à sa propre santé mentale sur le lieu de son travail, mais aussi à celle de ses collègues et a abordé l'intérêt de la prévention et le fait que nous pouvons tous être concernés, que l'on soit touché directement ou dans l'optique d'apporter un soutien à un collègue.

Marco Thomé a signalé que si le rôle actuel d'un syndicat est celui de protéger les droits et acquis de ses membres, son rôle de demain sera néanmoins beaucoup plus proactif. Un syndicat se doit dorénavant aussi d'anticiper les évolutions de la société et ses conséquences sur les individus dans leur travail et dans leur vie privée. C'est pourquoi, dans le cadre de la campagne «Wéi geet et?», la FGFC a souhaité contribuer à la détabouisation des problèmes de santé mentale par une collaboration avec le Service psychosocial de la Fonction publique. Ainsi son rôle multiplicateur consiste dans le lancement de telles campagnes de communication et se concrétisera à travers des formations destinées aux délégations du personnel auprès des communes ainsi qu'au personnel du syndicat FGFC lui-même.
Benoît Billo, concepteur de communication auprès de la FGFC, a présenté plus en détail la campagne. Celle-ci a été pensée en luxembourgeois ainsi qu'en français et couvre 8 thèmes: les conflits, le stress, les peurs, le harcèlement, la dépression, l'inquiétude pour un collègue, l'alcool et son addiction, ainsi que la surcharge de travail. La campagne de sensibilisation se décline sur différents supports. Ces éléments peuvent être consultés dès à présent sur le site www.wei-geet-et.lu ainsi que sur le site www.fgfc.lu, qui dispose désormais d'une rubrique «Soutien Psy».

Mareike Bönigk du SPS a insisté sur l'importance de faire de la prévention. En effet, la santé mentale concerne chacun d'entre nous. Il s'agit donc de poser cette question «Wéi geet et?» en toute authenticité afin de pouvoir apporter du soutien en cas de besoin. Elle a tenu à rappeler que le Service psychosocial de la Fonction publique s'adresse à tous les agents de la Fonction publique. Qu'ils soient du secteur étatique ou communal ou des établissements publics. Créé en 2016, le SPS compte aujourd'hui 6 psychologues ou psychothérapeutes. En 2020, le service a réalisé plus de 1.000 interventions dans le cadre du soutien psychologique individuel. Il est intervenu 22 fois pour des accompagnements d'équipes, dont 18 fois en matière de résolution des conflits ou d'accompagnement de changement et 4 fois pour de la médiation de conflit.

Taina Bofferding a souligné l'intérêt de la campagne, dont l'objectif primordial est de susciter auprès des agents du secteur communal une prise de conscience sur le harcèlement moral où chacun et chacune peut en devenir victime. Il s'agit d'un fléau à combattre, car tous les agents du secteur communal méritent d'évoluer dans un environnement de travail sain, encourageant le développement professionnel et personnel, promouvant le bien-être au travail tout en favorisant une bonne entente entre collègues. Afin de compléter ainsi les efforts de la campagne, la ministre a tenu à soulever que le renforcement des compétences en matière de gestion des ressources humaines au sein des administrations communales fait partie en outre des sujets discutés dans le cadre des travaux relatifs à la refonte de la loi communale «Mateneen fir eng modern Gemeng».

Emile Eicher, pour sa part, a pleinement salué cette initiative de la FGFC, du ministère de la Fonction publique et de son Service psychosocial ainsi que du ministère de l'Intérieur. Il a fait remarquer que les communes se voient confrontées à une charge de travail accrue ces dernières années et à des revendications croissantes de la part des citoyens, ce qui risque d'augmenter le stress pour les agents communaux et peut avoir un impact négatif sur la santé mentale de ces derniers. En conséquence, il importe non seulement de poser la question «Wéi geet et?», mais également de prendre le temps d'écouter la réponse de la personne concernée. Pour le Syvicol, la santé mentale va de pair avec la santé physique et toutes les deux font partie intégrante de la sécurité et du bien-être au travail. Espérant que cette campagne donne l'impulsion nécessaire pour parler plus ouvertement de la santé mentale dans le secteur communal, Emile Eicher a remercié tous les acteurs impliqués.

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