D'Associatioun verweist iwwerdeems op d'Wichtegkeet vun enger Schafung vun enger Personaldelegatioun bei der Police.

D'Associatioun vum Personal vun der Police judiciaire seet sech zwar zefridden iwwer de rezenten Accord iwwer d'Schaffzäite bei der Police, ma bedauert awer, datt si net mat um Dësch souz a vun der Policedirektioun ecartéiert gi wier, esou heescht et an engem Communiqué.

Et wier just mat der Direktioun vun der Police judiciaire geschwat ginn, heescht et an engem Communiqué.
Et begréisst ee wéi gesot den Accord, ma et géing een sech awer weiderhin d'Fro stellen, wat den Impakt zum Beispill op Enquêten ass, wann d'Enquêteuren zäitlech limitéiert sinn an de Chronometer mussen am Grapp hunn. D'Flexibilitéit wier mam Zäitspuerkont net méi déi selwecht. Op alle Fall misst rekrutéiert ginn.

D'Associatioun verweist iwwerdeems op d'Wichtegkeet vun enger Schafung vun enger Personaldelegatioun bei der Police.

Pressecommuniqué vun der APPJ

Prise de position de l'APPJ:

En marge de l'accord trouvé par les responsables du Gouvernement avec les syndicats SNPGL, ACSP, SPCPG et CGFP concernant les négociations sur le temps de travail à la Police, l'APPJ, absente, ou plutôt écartée des pourparlers vu sa non-affiliation à la CGFP par la Direction Générale de la Police, retiendra l'issue positive et les accords satisfaisant trouvés pour les policiers. Comme le souligne le président du SNPGL, il s'agit en effet d'une acquisition importante pour la Police.

Jusqu'à présent, l'APPJ a toujours montré une certaine retenue quant aux dispositions trop contraignantes pour les missions de Police Judiciaire. Il est vrai que la Direction de la Police Judiciaire a été sollicitée afin de soumettre ses observations quant au nouveau régime de travail. Seulement, l'APPJ aurait également pu être prise pour conseil, au moins à titre consultatif, mais l'écartement manifeste de celle-ci des dialogues révèle un manque évident de transparence. Malheureusement, ni le président syndicaliste de tous les policiers, ni la Direction Générale de tous les policiers n'ont daigné lever le petit doigt pour les membres de la Police Judicaire, ce qui en dit long sur la non-considération de ces acteurs pour le métier d'enquêteur.

Encore une fois, l'APPJ salue le dénouement des évènements étriqués dans le dossier CET, mais se pose maintenant la question sur l'approche du temps de travail pour un chacun et ne peut que recommander à ses membres de se tenir strictement aux directives en vigueur sous peine de se retrouver dans l'inégalité. Dès lors, il ne serait donc plus possible de poursuivre des enquêtes à tort et à travers sans regarder sur le chronomètre de la pointeuse. Il en va de soi qu'un bon nombre d'observations, de recherches de renseignements et d'écrits en matière judiciaire, mais aussi le travail général en rapport avec la Police Technique vont être bien entaillés et les délais naturellement rallongés considérablement. Il n'y a pas besoin de souligner que ceci aura un impact notoire sur tous les dossiers correctionnels et criminels traités par la Justice, au cas où les enquêteurs décidaient de ne plus être disponibles immédiatement ni physiquement, ni téléphoniquement en dehors de leurs périodes de travail maximales afin de réagir à des évènements spontanés. La question d'une possible entrave à la Justice se pose néanmoins, vu que les enquêteurs travaillent quasi exclusivement sur commissions rogatoires émanant de magistrats du Parquet ou du Cabinet d'Instruction.

L'APPJ accueille positivement le fait que le travail de la Police Administrative soit rémunéré et compensé à sa juste valeur. Dans un soucis d'amélioration des conditions de travail et de l'attractivité de la Police Judiciaire, en proie à un problème sérieux de recrutement et un exode important à destination de postes plus attrayants, l’APPJ est heureuse d’avoir été conviée par promesse politique à la table des discussions sur le plan de recrutement pour les années 2020 à 2023. Non seulement la Direction Générale de la Police, constituant un obstacle conséquent au développement des revendications de l’APPJ, mais aussi la Justice vont devoir faire de gros efforts sur les voies futures à tracer. Le CET apporte d’un côté une réelle plus-value à la Police Judiciaire, cependant elle limite également d’un autre côté la flexibilité des enquêteurs. Seul un recrutement conséquent à très court terme en nombre mais aussi à la hauteur en matière des capacités spéciales requises pourra remédier aux problèmes auxquels la Police Judiciaire se trouve confrontée

Finalement, l'APPJ doit une nouvelle fois attirer l'attention sur le fait que la Police ne dispose toujours pas d'une représentation du personnel, telle qu'elle est décrite dans l'article 1er du règlement grand-ducal du 5 mars 2004. L'APPJ a à de maintes reprises sollicité les partenaires et instances concernés en vue de la création de cette représentation du personnel. Malheureusement, l'engouement de cette mise en œuvre n'est bizarrement que du côté de l'APPJ. Il faut donc se poser la question, pourquoi tous les autres acteurs rechignent la mise en place de celle-ci. Si nous ne parlons tous véritablement que d'une seule Police, pourquoi donc ne pas se doter d'un seul organe commun représentant l'ensemble des carrières et des services de Police? Le problème du CET évoqué n'est qu'un seul des grands chantiers qui aurait pu être traité et résolu pour vraiment toute la Police en commun.

Le Comité de l’APPJ.