Lëtzebuerg erhéicht säi Budget fir d'Defense, dat huet de gréngen Defenseminister François Bausch e Méindeg op enger Pressekonferenz matgedeelt.

Defense-Budget vu Lëtzebuerg gëtt erhéicht / Rep. Diana Hoffmann

Op dëser huet hien awer och däitlech gemaach, datt Lëtzebuerg net wäert op d'Fuerderung vun der Nato agoen, 2 Prozent vum PIB an d'Defense ze investéieren.
2 Prozent vum Lëtzebuerger PIB wier nämlech wéinst dem héije PIB vum Land enorm. Jee no Evolutioun vun dësem misst fir d'Defense dann en annuelle Budget vun iwwer 1,7 Milliarden Euro virgesi ginn. Eng Zomm, bei där een net emol wéisst, wou ee se géing investéieren.

De François Bausch nennt Beispiller: Lëtzebuerg kéint all 3 Joer e komplette F35-Kampffliger-Programm realiséieren, wéi en d'Belsch grad amgaangen ass, ze maachen. Mat där Zomm kéint een och all Joer en Äerdobservatiounssatellit kafen oder e Kommunikatiounssatellit, an e Kampffliger, an en Transportfliger an 80 taktesch Gefierer. En plus, wa mer dat doten alles géinge maachen, wéisst ech emol net, wou mer dat alles géingen ënnerbréngen.
 
Wann dat alles géing kaaft ginn, géing d'Defense 7,5 Prozent vun den Depensë vum Staatsbudget ausmaachen, huet de François Bausch betount. Haut läit deen Defense-Budget bei 464 Milliounen Euro, enger 0,65 Prozent vum PIB. 2024 soll e mat 558 Millioune bei 0,72 Prozent vum PIB leien. D'CSV huet awer op hirem leschte Kongress eng Augmentatioun op 1 Prozent gefuerdert.

Dozou de François Bausch: Dat klengt no guer näischt, déi 0,30 Prozent méi. Mee dat ass enorm, wann der dat an absolutten Zuele kuckt, fir do Projeten ze fannen, fir déi 0,30 Prozent ze steigeren, dat ass enorm vill. Mee wa mer fir Lëtzebuerg Saache maachen, a mir musse Saache maachen, da musse mer mat 2 Féiss um Buedem bleiwen an eppes maachen, wat fir eist Land ugepasst ass.
 

Scho fir déi Hausse vum Budget, déi een elo mécht, ze halen, wier en Effort. D'Nato huet e Budget vun 2,5 Milliarden Euro. Ongeféier 15 Milliounen Euro un Direkthëllefen huet Lëtzebuerg zejoer contribuéiert, wat 3 Prozent vum Lëtzebuerger Verdeedegungsbudget ausmécht.

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© Jeannot Ries / RTL

D'Schreiwes aus der Defense

François Bausch présente une analyse de l’effort de défense luxembourgeois (28.03.2022)

Communiqué par : Direction de la défense

Dans le contexte de la crise ukrainienne et des réflexions et discussions autour des budgets de la défense au sein de l’OTAN, François Bausch, Vice-Premier ministre et ministre de la Défense, a présenté une analyse de l’effort de défense du Luxembourg en date du 28 mars 2022. Le ministre de la Défense a ainsi fourni les définitions applicables, ainsi que les chiffres et points clés du domaine de la Défense luxembourgeoise avant d’expliquer les conséquences des exigences budgétaires de l’OTAN et d’illustrer la voie engagée par la Défense luxembourgeoise.

«Suite à l’invasion russe en Ukraine, de nombreux pays ont annoncé leur intention d’augmenter leur effort de défense. L’effort de défense luxembourgeois, qui était de 0,37% du PIB en 2009 et de 0,39% en 2013, est actuellement de 0,65% et devrait atteindre à 0,72% en 2024. Cette croissance illustre parfaitement les efforts entrepris dans les dernières années», a déclaré François Bausch en guise d’introduction en précisant que selon l’usage de l’OTAN, l’effort de défense est exprimé exclusivement en pourcentage par rapport au PIB: «Cette façon de calculer l’effort de défense pénalise le Luxembourg, qui, grâce à son économie florissante a connu une forte croissance de son PIB dans les trente dernières années.»

«Malgré les efforts entrepris par la Direction de la défense et l’armée, il faut se rendre à l’évidence que le Luxembourg n’est pas très bien positionné parmi les membres de l’OTAN si l’on considère uniquement la relation entre les dépenses de défense et le PIB», a avoué François Bausch, en admettant que le Luxembourg est bien loin de l’objectif des deux pourcents que l’OTAN veut atteindre.

Le ministre de la Défense a cependant estimé que la manière quantitative de l’OTAN de lier l’effort de défense au PIB ne reflétait pas les performances réalisées par le Luxembourg. L’approche de se limiter simplement à considérer les dépenses par rapport au PIB constitue un défi particulier pour le Luxembourg à cause de son PIB très élevé.

En guise d’illustration, le ministre de la Défense a fourni plusieurs exemples: «Si le Luxembourg affichait le même PIB que la Belgique, notre budget actuel de 464 millions nous conférait un effort de défense d’1,5%, et en comparaison avec les Pays-Bas, la Défense néerlandaise, avec un PIB équivalent au nôtre, devrait investir 25 milliards d’euros pour son effort de défense au lieu des 11,5 actuels pour maintenir taux d’1,47%.»

Si l’approche basée sur le PIB ne favorise pas le Luxembourg, d’autres indicateurs illustrent bien les performances de la Défense luxembourgeoise. Ainsi, le niveau d’investissement luxembourgeois correspond au double de ce que demande l’OTAN. L’effort de défense par militaire luxembourgeois est parmi les plus élevés de l’OTAN avec environ 470.000 euros par militaire contre 360.000 euros par militaire aux États-Unis, tandis que l’effort de défense luxembourgeois par habitant est 594 dollars par tête d’habitant, la moyenne des pays membres de l’OTAN (hors États-Unis) est de 521 dollars par habitant.

Dans ce contexte, François Bausch a déploré l’obstination de certains membres de l’OTAN sur ce seuil des 2% de l’OTAN, qui ne prend pas en compte les efforts du Luxembourg. Il a rappelé que le budget de défense luxembourgeois est en nette progression depuis 2013 en passant de moins de 0,4 % du PIB en 2013 à 0,72% en 2024, soit une hausse de 382 millions euros. «Malgré cette progression remarquable, le seuil des 2% reste inatteignable», a insisté François Bausch, qui a calculé que, au cas où le Luxembourg voudrait atteindre les 2% à l’horizon 2024, le budget devrait presque quadrupler pour atteindre les 1,7 milliard d’euro.

Afin de souligner l’utopie du seuil des 2%, François Bausch a calculé que la Défense devrait acquérir tous les ans un satellite d’observation (180 millions d’euros), un satellite de communication (200 millions d’euros), un avion ravitailleur (220 millions), un avion de transport (200 millions) et 80 véhicules tactiques (367 millions). Une atteinte du seuil des 2% signifierait aussi une attribution de 7,5% du budget de l’État pour la défense contre 2,1% actuellement. «Cette approche est irréaliste et irréalisable et ne prend pas en compte la spécificité luxembourgeoise», a estimé le Vice-Premier ministre.

François Bausch a réaffirmé le maintien des engagements luxembourgeois au niveau de l’OTAN et a assuré une croissance continue, soutenable et soutenue, mais dans la limite des ressources disponibles, en misant notamment sur des partenariats et en fournissant des capacités qui font défaut au sein de l’OTAN. «Il s’agit aussi d’éviter une diversification non contrôlée et une dispersion des moyens de la Défense», a rappelé François Bausch.

«La Défense étudiera d’ici le sommet de l’OTAN de Madrid les opportunités pour augmenter davantage l’effort de défense dans les limites des ressources disponibles et continuera à œuvrer en faveur d’un concept de sécurité élargi», a conclu le Vice-Premier ministre.