
Dat läit virun allem drun, dass landwirtschaftlech Produite méi deier gi sinn, virop d’Zuchpäerd Mëllech. Och de spuersamen Ëmgang mat Fudder an Dünger hat e positiven Impakt, grad ewéi d’Manéier, wéi d’Betriber an d’Regierung mat der Kris ëmgaange wären, esou de Landwirtschaftsministère.
D’Wënzer hu wéinst der Dréchent allerdéngs keng besonnesch gutt Recolte gehat. Hiert finanziellt Resultat ass viraussiichtlech ëm 15 Prozent an der Baisse.
2022 kéint deemno e positiivt Joer gewiescht sinn. De Landwirtschaftsminister Claude Haagen betount awer, dass et natierlech och Betriber ginn, deenen et schlecht am Joer 2022 geet, dat well et awer trotzdeem e schwieregt Joer war. Et wär ee gutt duerch d’Kris komm, ma et géifen awer kloer Betriber ginn, deenen et net gutt gaangen ass zejoert. Och muss een dat Ganzt nuancéiert gesinn, hei géif een d’Beispill vum Mëllechsecteur huelen. Hei ass de Präis op de Liter Mëllech jo sou staark geklommen, wéi nach ni virdrun. Majo awer och d’Produktiounskäschte si wéinst der Ukrain-Kris geklommen, ma duerch d’Explosioun vum Mëllechpräis, hätt een déi Käschten awer deckele kënnen. Wann een da kuckt, dass de Mëllechsecteur ronn 40% an der Landwirtschaft ausmécht, wier et sou z’erklären, dass de Secteur global éischter positiv Zuelen 2022 geschriwwen huet.
Majo fir 2023 muss een awer virsiichteg sinn, de Minister Claude Haagen schwätzt hei vun enger Volatilitéit vum Marché, op dat Klengst, wat hei géif geschéien, reagéieren d’Marchéen. Dat hätt een Ufank vum Krich ganz gutt um Präis vum Dünger gesinn. D’Käschte vum Fuddermëttel an d’Energiepräisser ware jo hei extrem staark geklommen. De Coup hei wier och elo ëmmer nach extrem héich.
Wann d’Präisser géife falen, wier dat natierlech gutt fir de Consommateur, ma net fir de Produzent, also de Bauer. Et wier also wieder Virsiicht gebueden an an Ofstänn vu maximal 6 Méint wéilt ee sech reegelméisseg weider mam Secteur gesinn. Eng Planungssécherheet an Zäite vun engem Krich an der Ukrain wier awer momentan alles anescht wéi einfach z’erreechen.
Résultats agricoles 2022 en hausse prévisionnelle, mais perspectives 2023 incertaines face à la volatilité des marchés agricoles et des entrants (10.01.2023)
Communiqué par : ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural
Le ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural, Claude Haagen, s’est réuni le lundi, 9 janvier avec des représentants des filières agricoles et de la transformation agro-alimentaire pour analyser les résultats du secteur agricole en 2022 et pour refaire le point de l’évolution actuelle des marchés agricoles. Il s’agit de la 4e réunion de concertation depuis le début de la guerre en Ukraine.
Baisse des résultats agricoles de 10% en 2021
Sur base des chiffres du réseau de comptabilité agricole national, le Service d’économie rurale (SER) a présenté les résultats définitifs de l’année 2021 et une prévision pour 2022. Le résultat d’exploitation des entreprises agricoles luxembourgeoises a baissé de 10% en 2021 par rapport à l’année 2020, toutes filières agricoles confondues, suite à l’envolée des prix de l’énergie, des semences, des engrais et l’alimentation du bétail lors du dernier trimestre 2021.
Les chiffres se basent sur les résultats de production agricole de 521 exploitations qui participent au réseau de comptabilité agricole du ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural et sont extrapolés aux 1.316 entreprises agricoles principales du Grand-Duché de Luxembourg.
Résultats prévisionnels 2022 en hausse, mais situation fragile et volatile pour 2023
Guerre en Ukraine, envolée des cours des produits agricoles, mais aussi augmentation des coûts de l’énergie et des entrants: 2022 est une année exceptionnelle pour le secteur de l’agriculture qui a bien géré cette année de crise.
Le SER prévoit une hausse des résultats d’exploitation moyens de 67%, toutes filières confondues.
Cette situation exceptionnelle s’explique
• par la hausse des prix des produits agricoles, en particulier du lait, locomotive de l’agriculture luxembourgeoise, qui génère plus de 40% de la valeur totale de production agricole du pays;
• par une gestion parcimonieuse des stocks existants de fourrages et d’engrais organiques en combinaison avec une utilisation d’intrants extrêmement raisonnée ;
• et par la bonne gestion de crise, à la fois du côté des exploitants agricoles et du gouvernement.
Néanmoins, la viticulture a subi une baisse de la quantité de production suite à la sécheresse prolongée et souffre d’une diminution de 15% du résultat d’exploitation prévisionnel.
Si le résultat global 2022 s’annonce positif, Claude Haagen met en garde contre de fausses conclusions et une situation volatile fragile: «La hausse des résultats de l’agriculture 2022 est marquée par l’augmentation des prix des produits agricoles (lait, céréales, viande bovine et porcine) d’un côté, mais le secteur reste sous pression face à la volatilité et l’envolée des prix de l’énergie, de l’engrais, et de l’alimentation du bétail de l’autre côté. Les disparités s’annoncent aussi marquées entre les filières et les types d’exploitations.»
Le ministre rappelle que l’agriculture est soumise aux cours des marchés mondiaux, volatiles face au moindre changement de donne géopolitique et au dérèglement climatique. Comme en 2022, le résultat de chaque exploitation dépendra certes aussi en 2023 de la date d’achat des intrants et de la situation du marché lors de la vente de son produit, l’imprévisibilité persistera. Voilà pourquoi une gestion de crise prudente reste d’actualité.
Claude Haagen restera en échange permanent avec le secteur agricole et avec celui de la transformation agroalimentaire pour pouvoir réagir rapidement le cas échéant.