Greenpeace huet den Test gemaachGréng Produite vu Lëtzebuerger Banken erfëllen d’Klimaziler net

Tim Morizet
Déi nohalteg oder gréng Produiten, déi Lëtzebuerger Banken ubidden, sinn net wierklech nohalteg oder gréng.
Greenpeace huet gréng Produite vu Lëtzebuerger Banken getest
De Gros vun de Produiten erfëllt d’Klimaziler net

An d’Beroder vun de Banken informéieren an deene meeschte Fäll d’Clienten net gutt a richteg. Dat hu Greenpeace an d’Consultingfirma Nextra festgestallt, nodeems 19 Leit an hirem Optrag sech als Clienten ausginn hunn a 27 Entretienen bei sechs Lëtzebuerger Banken haten.

An deene meeschten Entretiene sollen d’Beroder vun de Banken d’Clienten net emol gefrot hunn, wéi eng Preferenze se hätten. D’Informatiounen, déi Clienten da kréien, wa se selwer nofroen, a se laut Reguléierung zegutt hunn, wiere schwéier verständlech, huet de Martin Granzow, Finanzexpert bei Nextra Consulting erkläert. A sengen Ae missten d’Banken do zolidd nobesseren.

Bei den Entretiene wieren iwwerdeems just 11 nohalteg Produiten ugebuede ginn. A bei deene Produite war dann och ni garantéiert, datt mat deem Investment een och d’Klimaziler vu Paräis (maximal 1,5 Grad Äerderwiermung) agehale ginn, iwwerdeems awer aner Saache versprach ginn, déi net kéinten agehale ginn.

Greenpeace test gréng Finanzproduiten / Rep. François Aulner

Greenpeace huet eegenen Aussoen no och scho Vertrieder vun de Banken, vun der Bankenassociatioun a vum Finanzministère mat de Resultater vun der Enquête confrontéiert. D’Experte vun de Banken hätte geäntwert, et wieren dacks technesch an administrativ Problemer, déi dat nohaltegt Investéiere géing schwiereg maachen. D’Martina Holbach vu Greenpeace warnt, datt wa Clienten net garantéiert kréien, datt hir Investissementer tatsächlech a Richtung gréng Ekonomie ginn, se den Androck behale wäerten, datt nohalteg investéieren, ëmmer nëmmen “Greenwashing” ass.

D’Schreiwes

Mise à l’épreuve des produits bancaires « verts »
Greenpeace publie le résultat d’une enquête menée auprès de six banques établies au Luxembourg
Luxembourg, 9 novembre 2022 - Les banques luxembourgeoises conseillent-elles bien leur clientèle en matière de placements financiers respectueux du climat ? Pour le savoir, Greenpeace et ses volontaires ont utilisé la technique du « client·e mystère », qui consiste à faire un audit masqué, auprès de six banques établies au Luxembourg [1]. Le résultat ne surprend guère : les produits « verts » ne le sont pas vraiment, et le personnel bancaire manque de formation dans le domaine. Les volontaires ont reçu des recommandations de produits d’investissement dits « compatibles avec le climat », qui se révèlent incompatibles avec l’accord de Paris. Pourtant, le temps presse. Face à l’accélération du réchauffement climatique, Greenpeace exige des banques luxembourgeoises qu’elles proposent sans délai des produits d’investissement qui réorientent réellement les capitaux vers une économie respectueuse du climat.

« L’analyse des produits d’investissement recommandés par les banques a montré qu’aucun ne répondaient aux exigences des objectifs de l’accord de Paris », explique le Dr Martin Granzow, expert financier de Nextra Consulting GmbH et auteur du rapport. « Aucun des produits présentés comme respectueux du climat ne suit une trajectoire de réduction de l’intensité des gaz à effet de serre qui soit compatible avec l’objectif d’un réchauffement global maximal de 1,5°C. »

L’investissement durable est à la mode. De plus en plus de personnes souhaitent investir leur argent de manière durable. La « finance verte » et la « finance durable » passent d’un marché de niche à un courant dominant du secteur. Il apparaît tout de fois de plus en plus clairement que de nombreux produits financiers « verts » ne tiennent pas leurs promesses. Pour Greenpeace, les résultats de son enquête sont une preuve supplémentaire du greenwashing pratiqué par la place financière luxembourgeoise et sa « finance durable ».

Selon un sondage d’opinion publié en septembre 2022 et commandé par la Luxembourg Sustainable Finance Initiative (LSFI), la fondation ABBL et l’autorité de surveillance financière CSSF, environ la moitié des personnes interrogées ne savaient pas ou avaient du mal à définir ce qu’était la finance durable. Selon la LSFI, l’ABBL et la CSSF, la priorité est désormais d’éduquer la clientèle des banques à l’investissement durable.

« Notre enquête a surtout mis en évidence une chose : les banques doivent d’abord faire leurs propres devoirs afin de pouvoir conseiller correctement leur clientèle en matière d’investissement durable », explique Martina Holbach, chargée de campagne Finances chez Greenpeace Luxembourg. « Les conseillers des banques doivent être formés de manière approfondie aux produits financiers durables. En particulier, les produits d’investissement respectueux du climat, qui investissent en accord avec l’accord de Paris sur le climat, doivent devenir la norme dans les banques luxembourgeoises. »

À l’heure actuelle, la législation européenne ne suffit pas à mettre un terme au greenwashing dans le secteur financier. Une étude récente [2] publiée conjointement par Greenpeace Luxembourg et Suisse a montré que les fonds de placement dits « durables » ne parvenaient pas à acheminer plus d’argent vers les entreprises et projets respectueux du climat que les « conventionnels ». Une économie véritablement verte est pourtant l’un des facteurs essentiels de la lutte contre la crise climatique.

« Greenpeace attend du gouvernement luxembourgeois qu’il établisse des exigences ambitieuses pour les investissements respectueux du climat », ajoute Myrna Koster, chargée de campagne Justice climatique chez Greenpeace Luxembourg. « Il faut mettre un terme aux avantages financiers accordés aux produits financiers non conformes aux objectifs climatiques de l’accord de Paris ou qui vont à l’encontre d’autres objectifs de durabilité. »

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