
D’ALSF huet kee Versteesdemech fir d’Fermeture vun der Maternité zu Ettelbréck, vun där si aus de Medie gewuer gouf.
Schonn aktuell wieren d’Maternitéen an der Stad ganz staark belaascht an dofir freet sech d’ALSF, wéi den Accueil vun de Patientinnen elo konkret soll zu Ettelbréck organiséiert ginn. Donieft wier den Aarbechtspensum vum Personal an der Stad elo ongeplangt däitlech méi héich ginn - ouni dovunner ze schwätzen, dass d’Hiewanen an der Stad dann och musse mat de Suergen an der Roserei vun de neie Patientinnen ëmgoen.
Wat geschitt mat den Hiewannen zu Ettelbréck a mëttelfristeg och mat deene vun Esch, wou dat nämmlecht riskéiert ze passéieren? Hiewane wiere keng Infirmièren a kéinten dofir net einfach an engem anere Service schaffen, sou schreift et d’Associatioun. Donieft fuerdert d’ALSF, den aktuelle System z’iwwerdenken a freet sech, ob Lëtzebuerg net och misst op de Wee goe vu Gebuertshaiser, wéi et se an Däitschland ginn, a Risiko-Gebuerten dann a spezielle Strukturen ze konzentréieren.
De l´incompréhension des sages-femmes à une réforme souhaitée d´un système dépassé
Dans le cadre de la situation actuelle, relative à la fermeture soudaine de la maternité du CHdN, l´Association Luxembourgeoise de Sages-Femmes (ALSF) intervient en conférant tout son soutien aux sages-femmes du CHdN et à leurs patientes. Patientes, qui, dès lors, se voient dépourvues de leur prise en charge au sein de l´Hôpital qu´elles ont choisi, n´ayant d´autre choix que de se rendre dans d´autres hôpitaux, notamment ceux de la capitale.
Compte tenu de cette situation et de l´affluence déjà considérable au sein des maternités de la capitale, l´ALSF s´interroge sur la mise en place concrète de l´accueil des patientes du CHdN et de leurs enfants et de l´impact réel sur les prises en charge. D’autant plus que le personnel soignant de ces maternités se voit face à une augmentation considérable et non-prévue de la charge de travail, sans parler de l’obligation de devoir faire face aux inquiétudes, au désarroi, voire à la colère des patientes vis-à-vis de cette situation.
Dépourvues d´informations et ayant inopportunément appris les faits par les médias, les sages-femmes d´Ettelbrück souhaitent bien sûr revenir au statu quo.
Dénuées de l’exercice de leur métier, que deviennent les sages-femmes du CHdN ? Et dans un futur proche, que deviendront les sages-femmes du CHEM, où la situation est certes moins thématisée mais risque d´être semblable à celle du CHdN ?
Remarquons que les faire travailler dans des services de médecine ou de chirurgie ne saurait être une solution puisqu’une sage-femme n’a pas les mêmes attributions qu’une infirmière.
L´ALSF tient à préciser que, fort heureusement, les sages-femmes libérales continuent à épauler les femmes enceintes et les nouvelles accouchées, en leur proposant de par leur nouvelle nomenclature un suivi rapproché, diminuant ainsi leur dépendance seule aux hôpitaux.
Sous un aspect plus général, l’ALSF s´interroge si le moment n’est pas venu de remettre en question l’offre obstétricale au Grand-Duché de Luxembourg.
En effet, la grande majorité des grossesses et des accouchements ne présente pas de risques et se passe de façon tout-à-fait physiologique et des services médicaux hautement spécialisés comme la néonatologie ne peuvent pas être établis en permanence dans de petites structures de proximité (CHdN et CHEM).
Ne serait-il donc pas opportun d’axer sur la prise en charge des accouchements à bas risque dans d´autres établissements qui pourraient essentiellement être gérés par des sages-femmes (structures type maison de naissance ou « midwifery-led unit ») ? Et concentrer la prise en charge des grossesses et accouchements à risque dans les structures spécialisées ?
Une telle approche permettrait également aux femmes d’avoir un choix, ce qui, dans la situation actuelle, n’est pas le cas.
RTL News: Ettelbrécker Maternité - D’Organisatioun vum Noutdéngscht muss iwwerschafft ginn
RTL News: Ettelbrécker Maternité muss virleefeg zougemaach ginn